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Est-ce que le futur et le renouveau de l’industrie française passera par un changement drastique dans l’organisation de celle-ci en France et plus globalement en Europe? Un peu comme le mouvement « slow food » l’est à l’agroalimentaire, on voit apparaître un mouvement de relocalisation d’une production de haute technicité en France. Une tendance bien présente mais globalement cachée malheureusement  par l’actualité de la crise économique  et les derniers plans sociaux. Et cette tendance s’appuie sur deux process distincts : les petites unités de production et la fabrication modulaire.

 

 

Je précise toutefois qu’il s’agit ici d’une réflexion personnelle, basée sur mes lectures, mais que je ne suis pas expert de la question, juste intéressé :). Voyons tout d’abord en quoi réside le concept de modularité.

Relocalisation et réorganisation du process indutriel

Pour les raisons qui poussent les entreprises françaises à réintégrer le giron hexagonal, elles sont de plus en plus nombreuses

  • on noter un manque de main d’oeuvre qualifié ce qui provoque une augmentation des salaires annuels de 15 à 20% pour une productivité moindre, grignotant d’autant l’avantage compétitif chinois.
  • et la situation en Chine n’est plus si prospère : l’économie chinoise  connaît en effet des difficultés croissantes, avec une chute de la croissance du PIB et de sa balance excédentaire (du fait, notamment de la crise en Europe), mais également des problèmes croissants dus à la pollution,
  •  sans compter que les coûts généraux explosent : taxes, électricité, transports (notamment les assurances et les coûts de sécurité dus fait des dangers de la piraterie en haute mer…),
  • il faut aussi noter, qu’avec l’explosion du marché intérieur chinois, de plus d’industriels chinois veulent produire chinois pour les Chinois,
  • et enfin, les entreprises produisant en France peuvent compter sur un solide réseau de PME/PMI de haute technicité en local, avec une main d’oeuvre extrêmement qualifié, chose encore rare en Chine.

C’est d’ailleurs ce dernier point qui permet la mise en place du concept de modularité dans le process de production industrielle. Si celle-ci est couplé avec une plus grande automatisation et une rationalisation des process industriels (ce qui ne veut pas dire moins d’emplois), une plus grande innovation, et que les coûts des salaires chinois continuent d’augmenter (ce qui serait une tendance logique), alors un mouvement de relocalisation à grande échelle est possible, notamment en France.

Soumis aux vicissitudes de la production en Chine (coupures d’électricité, faible qualité de la production, instabilité…)., de plus en plus d’entreprises cherchent à revenir pour « produire mieux »

Produire local

Et produire mieux signifie souvent produire local. En effet, la tendance est aujourd’hui à une production localisée, proche du consommateur final. Ceci tant pour des considérations marketing : le consommateur souhaitent des produits quasiment sur-mesure et personnalisés, et plus « industrialisés », ce qui imposent des chaînes de production plus courtes. Mais aussi « stratégique » : produire local permet également de mieux contrôler son flux de production, en limitant le nombre d’intermédiaires et les possibilités de problème, avec des partenaires plus fidèles.

Et cela reste valable malgré le fait que la main d’œuvre et les taxes françaises représentent un »gap » de 60% par rapport à une production délocalisée.

 

Suite de l’article : ici.

 

 

 

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