0saves

Suite de la réflexion sur les technologies de demain et leurs impacts sur nos habitudes de consommation, cette fois-ci du côté des transports. Quels sont les technologies de demain qui révolutionneront notre utilisation des transports ?

technologie demain transport

Là encore, la voie semble tracé pour plus de pragmatisme et d’efficacité, dans la sobriété et l’économie. C’est la conséquence évidente de la crise économique qui frappe le monde mais également la conséquence de la raréfaction des matières premières, que ce soit en énergies fossiles, en métaux ou en terres rares.

Le transport de demain : économie, sobriété et sécurité

Fini donc pour le moment les projets colossaux de type train Maglev (à sustentation magnétique) ou de supersonique volant à plus de Mach 3. L’heure est aux économies d’énergies et à l’allègement des matériaux employés, en misant sur des alliages ultra résistants de verre ou de résines. L’autre focus résidera sur de meilleurs systèmes électroniques pour plus de confort et de convivialité.
Pour autant, il reste en développement quelques projets « dantesques » comme le développement d’aile volante pour le transport aérien capable de transporter plus de 1000 personnes, des projets d’ailes rhomboédriques, et l’ONERA qui réfléchit sur la possibilité de créer des avions prêts à piloter (projet PPlane) dans le cadre de son étude sur les 4 scenarios pour le transport aérien à l’orée de 2050 (illimité, incitations et limitations réglementaires, retour à la terre, monde fragmenté).

Automobile – vers plus de sécurité et d’assistance à la conduite

Tout comme la domotique à la maison, les nouvelles générations de voiture verront leur électronique embarquée s’intensifier (avec évidemment plus de risques de pannes pour vous conduire chez le garagiste, sinon ce n’est pas drôle 🙂 ).

Vers des automobiles se conduisant toute seule

Will Smith en rêvait dans I-Robot, Google, une fois n’est pas coutume, l’a fait. Bon c’est pas encore l’Audi futuriste mais au moins la voiture de Google, qui est autorisé depuis peu à rouler au Nevada (pas fou les gars !), se conduit entièrement de façon automatique, sans intervention humaine.

A terme cela permettra assurément de faciliter et d’améliorer la fluidité du trafic sur les grands en privilégiant automatiquement les trajets moins engorgés et en supprimant les « effets accordéons ».
De même, cela permettra sans doute de permettre à votre voiture de chercher seule une place où se garer dans un parking, tout en offrant de plus gain de place dans les parkings souterrains et pour le rangement de grandes flottes de véhicules (comme pour les loueurs par exemple).
Sur certains modèles haut de gamme, un système précurseur mis au point par Valéo est déjà installé, fonctionnant avec des capteurs à ultrasons latéraux et permettant de faire un créneau impeccable sans toucher le volant. La génération suivante sera télécommandée et la troisième surement automatisée entièrement.

Installation de mémoire pour un plus grand confort de conduite

L’installation de ces blocs « mémoire »auront pour but d’enregistrer les habitudes de conduite du ou des conducteurs, de mémoriser les trajets les plus réguliers, comparer avec l’état du trafic et les conditions atmosphériques, pour optimiser et faciliter sa conduite (reconnaissance vocale essentiellement).
De même, cela permettra de travailler plus efficacement sur l’analyse du mode de conduite, pour en optimiser automatiquement la configuration de la motorisation, et donc réduire la consommation en énergie (notamment sur les modèles hydrides). Là encore, Google annonce la commercialisation d’un logiciel efficient d’ici deux ou trois ans.

Sécurité automobile – extrapolation du viseur HUD

Invention initialement dévolue au monde militaire, notamment sur les avions de chasse de troisième génération, le viseur HUD, soit affichage tête haute, va progressivement équipé les voitures. Les véhicules haut de gamme comme la C6 de Citroën ou les BMW devraient en être même très prochainement équipé.

Voici une première vidéo de Citroën (dispositif ATH) expliquant le fonctionnement du HUD :

Et voici une autre, cette fois-ci du groupe BMW, expliquant les différents types d’informations qui seront à la disposition du conducteur :

Cet équipement, couplé aux données envoyées par la route au véhicule, préviendra le conducteur en cas de risque ou dangers (obstacles, piétons, accidents, bouchons, distances de sécurité, assoupissement..), améliorant d’autant le confort et la sécurité de la conduite automobile.

Car la route enverra également dans le futur de l’information par le biais de capteurs insérés dans le bitume ou situés sur le bord de la route (au départ sur les parcours urbains ou périurbains de courte distance).

Création de convois routiers automatisés sur les autoroutes

Ces mêmes capteurs permettront également à terme de travailler à la création de convois routiers automatisés sur une bande spécifique d’autoroute, où le trafic, la distance (1 mètre) et la vitesse des véhicules seront calculés automatiquement. Les véhicules étant conduits automatiquement sans intervention du conducteur qui pourra alors vaquer à d’autres occupations. Compter 10 ans avant la mise au point opérationnel de ce type de projet.

Nouveaux pneux et nouveaux phares

Côté sécurité, les feux de route et de croisement seront également optimisés pour ne plus craindre de risques d’éblouissement pour le conducteur en face, notamment par le biais de traitement logiciels.
De même, de grandes marques de pneumatiques comme Michelin, travaille sur de nouveau composé de gomme inédit capable de boucher instantanément un trou sans perdre de pression.

Le transport ferroviaire se modernise et se simplifie

Les smartphones vont permettre de communiquer plus efficacement et facilement avec les réseaux ferroviaires, et notamment avec la SNCF, ce par le biais d’applications smartphone exploitant au mieux les capacités des appareils (géolocalisation, lecteur de code-barre, puce RFID, connection WiFI).
On pourra plus facilement connaitre les trains et les horaires disponibles, connaitre le quai de départ, et même couplés ces données avec d’autres réseaux comme ceux des transports en communs et des taxis.

De même l’accès à la data sera prochainement facilité dans les TGV si les travaux du consortium Ocea (réunissant Orange, Cap-gemini, Eutelsat et Alstom) aboutisse, c’est à dire mette au point une connectivité hybride à haut débit s’appuyant sur plusieurs technologies de communication (satellites, 3G, Wi-Fï…).

Transport aérien – réduction de la pollution sonore et nouveaux modes de propulsion

C’est notamment l’objectif du secteur aérien dont les constructeurs et motoristes travaillent rapidement sur une baisse importante du niveau sonore des réacteurs d’avion . Plusieurs travaux en ce sens sont actuellement menés par des centres de recherche en acoustique pour la création d’une nouvelle génération d’amortisseurs acoustiques intégrés aux moteurs. Idem pour une meilleure insonorisation de la cabine passager.

Le secteur aéronautique travaille également dur pour mettre en place de nouveaux modes de propulsion et d’énergie, pour faire face à la baisse de disponibilité des carburants fossiles (et à la montée de leurs prix). Cela avance bien même si la recherche semble encore longue, notamment pour l’avion « électrique ».
Pour l’instant les voies privilégiées reposent sur la création de biocarburants, notamment à base d’algues ou de plantes (comme la jatropha) ou d’huiles végétales, ou sur la pile à hydrogène (éternel hydrogène !).

Le fret aérien et le dirigeable

C’est un vrai serpent de mer et pourtant les possibilités sont réelles : la renaissance du dirigeable pour une exploitation commerciale.
D’ors et déjà utilisé à des fins publicitaires voire militaires, dans des zones où la domination aérienne est certaine, le dirigeable pourraient être une solution pour le transport du fret sur de moyennes distances, de façon plus écologique et surtout moins cher que le transport routier ou aérien actuel.

Le futur dirigeable volera sans doute à l’hélium et non plus à l’hydrogène (pour ne pas renouveler l’accident de l’Hindenburg) pour une autonomie de 8000 km et une capacité de frêt de 250 tonnes. Intéressant donc…. si les principaux projets en cours à travers le monde trouvent des financements…

Crédit photo : FlickR par Thomas.L

0saves
Si vous avez aimé ce "post", n'hésitez pas à laisser un commentaire ou vous abonnez à notre flux RSS.