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Bien, après voir vu de façon général les technologies de demain dans l’article précédent, passons maintenant au focus, tendance par tendance, secteur par secteur (alimentation, maison, médical, transport, urbanisme…). Encore une fois, le maitre mot reste pragmatisme.

technologies de demain

Alimentation : vers plus de « sainitude »

Bon maintenant, j’invente des mots, mais cela correspond bien à la tendance globale qui va se dessiner dans le domaine de l’alimentation, que ce soit dans les foyers et dans la restauration (y compris rapide) : des produits plus sains et plus respectueux de l’environnement.

La fin des additifs et autres « bad products »

Cela a déjà commencé mais cela va se confirmer dans les années à venir : les additifs chimiques, mauvaises graisses et emballages polluants vont disparaitre des produits consommables, du fait d’une législation toujours plus vigoureuse et des attentes de la clientèle plus « green ».
Pour conserver la saveur des aliments sans passer par l’étape « chimique », les industriels de l’agroalimentaire devront modifier leur process de fabrication, notamment en travaillant sur le mode de cuisson mais également sur le choix d’ingrédients et d’aliments plus riches en nutriments.

Déjà, un process mis au point par le CIRAD permet de fabriquer des chips beaucoup moins grasses.

Le développement de l’alicament

Même si le terme reste générique, l’idée est de renforcer le pouvoir de l’aliment dans la préservation de la santé.

Des fruits exotiques, enrichis en vitamines, devraient bientôt rentrer dans la composition de nouveaux produits, comme le yahourt à l’acaï (Danone).
De même, certaines entreprises travaillent sur le développement de bornes permettant de faire un check-up rapide de la personnes pour déterminer d’éventuelles carences en vitamines et oligo-éléments. Idem pour la pulpe de tomate qui verra son capital crédit encore renforcé grâce à ses effets bénéfiques sur la santé, tendant à prévenir les maladies cardio-vasculaires via une meilleure régulation du flux sanguin (cf l’additif alimentaire Fruitflow).

De nombreux groupes travaillent également pour les seniors, comme par exemple ces yaourts censés limiter la prise de kilos superflus grâce aux antioxydants(ce via un projet mené par le pôle de compétitivité Vitagora, pôle nutrition santé).

Les algues, riches en protéines, vitamines ou oméga 3, sont également à l’honneur et seront bientôt rajoutées aux soupes, aux gâteaux, voire à la confiserie pour remplacer les œufs et matières grasses. Cela sous forme de farines permettant de réduite considérablement la note en terme de calories tout en conservant la saveur des recettes.

Emballage – utilisation des plastiques d’origine végétale

Les emballages de produits commencent de plus en plus à utiliser des plastiques d’origine végétale qui ont l’avantage d’être biodégradable (bilan carbone nul) et donc de ne pas polluer (comme ceux à l’amidon de maïs, pomme de terre, canne à sucre ou une résine à base de blé. Les recherches en France se font notamment via l’association chimie du végétal).
De plus, cela permet également de réduite notre dépendance au pétrole tout en réduisant l’impact sur l’environnement, et dans le même temps en améliorant grandement les capacités de conservation des aliments. Que du bon donc.

Nouveaux process de conservation des aromes

Les avancées technologiques permettent également d’espérer une plus grande conservation des arômes pour les plats préparés, notamment grâce à de nouvelles techniques culinaires comme la cryo-concentration qui permet de capturer les arômes des aliments par le froid. Grosso modo, cela consiste à transformer en sorbet l’aliment en question avant de l’essorer pour recueillir un concentré au goût multiplié. Les pharmaciens pourront y reconnaitre en parti le principe de l’extraction de principe actif (même si c’est de loin).
Les méthodes de cuisson des plats cuisinés évolueront également en misant sur de la cuisson à très basse température et longtemps. Un peu comme les mijotés et les daubes d’autrefois.

Modification des lieux de production et de cuisine

Les aliments ne sont pas les seuls à évoluer. Les lieux de production mais également nos cuisines risquent de subir très récemment un « lifting » important pour simplifier notre gestion de la cuisine et surtout des déchets.

Légumes : vers une production hyper localisé

Pour pallier aux manques de terres arables, on trouvera sans doute également de plus en plus de systèmes de culture de légumes « localisés » dans des mini-potagers hors sols et des bules de culture.
Idem, pour les logements collectifs, avec l’utilisation des toits plats, modifiés dans un premier temps en « toits végétales » avant de pouvoir installer également des pans de terres cultivable, et ce sans utilisation outrancière de produits toxiques.

Cuisine et domotique – la technologie pour mieux protéger et recycler

La cuisine de demain sera sans doute plus intelligente et proactive. Notamment en terme de contrôle du tri des déchets (la poubelle signalera en effet toute erreur de recyclage). De même, le réfrigérateur, intégré à la domotique de la maison et aux smartphones/tablettes tactiles du propriétaire, sera synchronisé et intelligent. Un écran de contrôle affichera son contenu restant, mettra en place des alertes pour renouveler le stock, facilitera la confection d’une liste de courses (voire préparera la commande à passer en ligne) et proposera des recettes selon la fraîcheur des aliments restants pour ne pas jeter et gaspiller des denrées périssables.
Idem pour les gazinières et autres tables de cuisson qui seront désormais interactives, dans le choix des recettes, le mode et les temps de cuisson.

Adaptation des modes de consommation – changements au restaurant

La restauration ne sera pas en reste et s’adaptera également aux nouvelles tendances et habitudes de consommation en train d’émerger.
Par exemple, pour faire face à la fluctuation des coûts des matières premières, certaines chaines de restauration rapide, comme par exemple Quick, réfléchisse à des scenarios pour faire fluctuer la composition d’un hamburger tout en gardant son prix stable : plus ou moins de pain selon le cours du blé, idem pour la viande de boeuf.

Le tactile pourrait également apparaitre sur les tables des restaurants et permettre d’afficher la carte du restaurant directement aux clients (moins de papiers), tout en proposant en plus un bilan calorique des plats commandés, et le suivi de la préparation de la commande par webcams intégrés en cuisine.

Le yield management, déjà en cours sur les compagnies aériennes ou pour l’hôtellerie, devraient également apparaitre dans la gestion de certains restaurants, pour optimiser la gestion des revenus en fonction de la demande. Grosso modo, favoriser les ristournes à la dernière minute quand la demande est faible, ou favoriser la réservation à l’avance.
Cette pratique se met progressivement en place grâce notamment à l’essor des smartphones permettant au client d’être instantanément au courant des possibilités de promotions. C’est d’ailleurs déjà plus ou moins ce que fait le site web lafourchette (que d’ailleurs je vous recommande au passage).

photo by: dalbera
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