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Après avoir analysé dans un premier ce qu’était l’Open Data et montér un exemple d’application opérationnelle dans un deuxième, intéressons-nous maintenant aux diverses outils et plateformes de visualisation permettant de traiter de l’Open Data. Étroitement relié avec l’ « internet of things », les bases de données Open Date augmentent en nombre mois après moi. Cependant, comme avec toute nouvelle technologie (en quelque sorte), il existe également un vrai conflit sur les protocoles définitifs qui seront adoptés majoritairement (comment entre le HD DVD et le Blu-Ray).

LinkedOpenDataCloud2014

Pour l’Image en taille réelle

 

Plusieurs outils…

Les outils pour exploiter les datasets d’Open Data ne manquent pas. Plusieurs possibilités s’offrent donc :

Silverlight

Silverlight est un RIA, « Rich Internet Application », créé par Microsoft,  et relativement similaire à Adobe Flash.

Avec Silverlight un développeur peut créer des visualisations des données relativement intéressantes et avancées, avec pour base les datasets, statiques ou dynamiques, extraits d’un site d’Open Data.  L’éhbergement des datas peut être local ou sur un serveur distant.

Principal inconvénient : la technicité du produit, qui impose d’avoir un développeur logiciels de créer des applications.

Tableau

Tableau est une entreprise (Mountain View) et le nom d’une famille d’outils de visualisation des données très orientées « business intelligence ».  Créé pour mettre en places des visualisations de données (avec un langage spécifique : VizQL, Visual Query Language), il fut d’abord destiné à commercialiser les résultats des études de l’université Stanfords, avant d’être ouvert au plus grand public.

Les principaux avantages de la suite logicielle Tableau reposent essentiellement sur  le fait que l’outil est porté par une entreprise en plaine croissance, avec une solide communauté d’utilisateurs et un support utilisateur vraiment très bon. Côté visualisation des données, Tableau est également largement au dessus des autres solutions de « business intelligence » concurrentes, notamment au niveau du côté intéractif. Le support mobile est également excellent, et l’intégration de bases de données flottantes en « cloud » est très efficace.

Côté contre, le coût. Même si la solution de base est relativement abordable (il y même une version gratuite), le coût total peut très vite exploser, notamment du fait que nombres d’entreprises se retrouvent à devoir utiliser la version Tableau server, beaucoup plus onéreuse et vendu par nombre de CPU (exemple : 8 « core servers » peut supporter jusqu’à 1000 personnes mais coûte la bagatelle de 240.000 dollars par an, auquel s’ajout des frais de maintenance de 25%). Sans compter que les équipes commerciales sont assez agressives et peu ouvertes aux réductions. La gestion des accès et la sécurisation des bases de données est également un peu faible, et la possibilité de planifier ou de mettre en place des notifications pour le reporting est absente.

Enfin, cela reste un outil technique qui impose une expertise IT, avec un moins un développeur specialisé en base de données SQL.

Microsoft Azure Marketplace

Autre outil Microsoft,  Azure Marketplace est une plate-forme applicativeen nuage (cloud). Moins une solution de visualisation des donnéées mais plutôt d’hébergemet, Azure permet d’héberger des bases de données et de permettre leur exploitation, que ce soit de manière gratuite ou payantes, ainsi que les applications associées.

Ne bénéficiant pas nativement d’un langage ou d’une application de visualisation de données, le défaut réside encore du côté technique car cela implique un gros travail de développement avant déploiement.

Son concurrent direct pourrait être Amazon AWS qui remplit également le même rôle

Initiative Open Data gouvernement (OGDI)

Encore une initiative de Microsoft. C’est une solution ouverte (hébergée sur GitHub pour le moment) fonctionnant sous langage C# et sur un framework .NET. Hébergement en cloud sur Windows Azure.

Le but de cette solution est d’être ouverte, et destiné notamment à être utilisé par les gouvernements du Monde pour exploiter leurs bases de données Open Data.

Par contre, comme toute solution ouverte, le support technique est plus faible que sur une solution payante, même si une communauté d’utilisateurs relativement conséquentes est présente.
. Le site permet aux utilisateurs finaux de parcourir les données, et pour les développeurs de creuser dans la façon dont il a été construit.
• Google Fusion: Google Fusion est une boîte à outils pour l’hébergement des ensembles de données et la création de visualisations en ligne. C’est un excellent moyen de mettre les données en ligne pour l’accès ouvert, et peut intégrer des ensembles de données Fusion avec d’autres ensembles de données publiques en ligne pour un affichage ou analyse fusionnée. Google Fusion est une technologie expérimentale, et n’est pas assez stable pour l’instant.
• Google Public Data Explorer: Une autre technologie en ligne de Google qui est assez similaire à Google Fusion. Les utilisateurs peuvent télécharger des ensembles de données, il ya un répertoire d’ensembles de données publiques, et un moteur de visualisation robuste, y compris les cartes géographiques.
• Socrata: Socrata est un commerciales données en ligne d’hébergement et un service de visualisation. Vous pouvez télécharger les données sur le site, créer un site d’hébergement pour les données et créer des visualisations, ou permettre à vos visiteurs de les créer.

Conclusion : un avenir défini par l’iWatch ?

Ce n’est que mon avis, mais l’arrivée de l’iWatch va, je pense, précipiter un peu les choses du côté des Open Data, notamment pour ce qui est des protocoles. Une lutte à mort semble s’être engagé  entre Apple et Google (associé à Samusung) dans ce secteur, mais également dans le local. Dernière offensive en date de Google, pas si éloigné que cela de l’open Data (rappelons que de très nombreuses bases de données ouvertes sont fournies par les municiplaités) : la création de SideWalk Labs, un laboratoire « think tank » destiné à trouver des idées et des projets pour améliorer la vie urbaine et citadine.

Tandis qu’Apple n’est pas en reste : lors de la présentation du dernier iOS 9, Apple a clairement mis en lumière de nouvelles fonctionnalités de recherche du type « google like », que ce soit sur Safari ou sur Siri. Cela confirme donc les rumeurs concernant Apple sur la volonté de lancer un moteur de recherche, et ce malgré les critiques du milieu évoquant un marché ultra-saturé.

pas fair play google

Pas fair play, Google. Pas fair play.

Personnellement, je ne suis pas d’accord. Cela fait même du sens. On pourrait même, à terme, voir Apple acheter ou mettre en place un partenariat avec Duck Duck Go. Étant moi-même utilisateur d’Iphone, les nouvelles fonctionnalités de recherche, mettant en avant les « résultats Apple » sous Safari, court-circuitent bien Google. Et cela va dans le même sens que l’offertr accru effectué en début d’année par Apple pour renforcer son local et concurrencer Google.

Car la bataille du local est loin d’être fini, et de plus en plus, Apple parvient à mieux se positionner que Yelp pour des résultats locaux.

C’est d’ailleurs l’intégration dans le local qui conditionnera la poursuite de la bataille pour l’Open Data. Car,  au final la question du local est intimement relié à l’Open Data, tout simplement car nombre de datasets mises à disposition librement sont, en grande majorité, de nature géographiques et donc local (mises en ligne, rappelons-le, par des municipalités et des états notamment).

Affaire à suivre donc.

Il nous restera à être suffisamment attentif afin de choisir le bon cheval pour ce qui a trait au protocole qui sera, dans le futur, le plus associé au Open Data.

 

Cet article est le deuxième d’une série de trois. La suite est disponible ici :

 

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