0saves

Google et la domotique : Android@home

Google l’a bien compris lors son dernier I/O : le développement de la domotique passera par l’interconnection de la maison et des objets avec internet.

Après avoir annoncé récemment sa volonté de s’attaquer au marché des banques et des assurances, avec Google advisor, ainsi qu’au porte-monnaie électronique avec Google Wallet, le groupe de Mountain View avait également annoncé il y a peu le démarrage d’une nouvelle offensive, cette fois-ci sur la domotique, avec le lancement d’Android@home.

Son but est clair : centraliser autour d’android le contrôle à distance et la gestion automatique d’appareils de votre quotidien : électro-ménager, chaine hifi, lampes, thermostat….  et regroupé autour de la notion de domotique (littéralement : l’informatique de la maison) s’appuyant sur la convergence des technologies sans fil (connexions Wi-Fi, puces RFID….).

Précisons que, pour le moment, Google a choisi un standard de technologie sans fil existant : le IEEE 802.15.4, pour le développement de sa domotique et des partenariats avec les grands constructeurs dans les nouvelles technologies et l’électro-ménager.

C’est dire tout l’intérêt que l’on peut (ré)apporter à ce renouveau de la domotique, ou plutôt, si l’on veut être précis, à l’internet de l’objet. Avec, à terme, la possibilité d’un avènement pratique de la domotique, maintes fois prédit mais jamais concrétisé…. jusqu’à aujourd’hui.

google android domotique
L’internet des objets : la révolution est en marche

Précisions que les possibilités de cette « revolution » sont innombrables ! Prenons l’exemple de Google lors de son « keynote » : lorsque vous jouez à un jeu vidéo avec support android@home, les lumières de la pièce dans laquelle vous jouez en même temps que la luminosité dans le jeu. Impressionnant !

En France, la domotique et l’internet de l’objet évoluent également rapidement. On notera notamment que la « Fondation Internet Nouvelle Generation » (FING), Musiques et Cultures Digitales (MCD), nod-A, ainsi que l’école d’informatique EPITA, ont organisé en décembre 2010 la premiere rencontre francaise sur l’lnternet des objets (maison des Metallos, a Paris).

Cette rencontre a permis de clarifier et de confirmer la volonté première de la l’internet des objets : mettre l’internet et les appareils domestiques au service du consommateur à la maison, mais également en dehors, dans la vie de tous les jours. Pour apporter au final, un plus grand confort de vie.

En fait, l’objectif à terme est de multiplier les accès à l’information pratique par la création de nouvelles passerelles. On pourra ainsi fournir, à terme, un accès plus facile et plus détaillé aux informations présentes sur les packaging des produits, sur les affiches, sur les réseaux de transports en communs… Et encore, ceci n’est qu’une infime portion des possibilités de l’internet des objets. L’étendue des applications et les bénéfices restent a inventer.

Une vrai révolution humaine donc pour organiser la fusion du réel et du virtuel, pour rendre à nouveau le monde sensible et réactif à notre présence.

Rendre les objets intelligents et communiquants

Les perspectives ouvertes par les objets « intelligents » sont multiples :

  • on pourra ainsi construire des immeubles intelligents et communiquants avec ses occupants, pour une gestion plus efficace des énergies,
  • on pourra se lancer dans une gestion plus dynamique et réactive des réseaux de transports en commun, avec une interopérabilité entre les réseaux (trains, bus, taxis… et des horaires…),
  • mais également une meilleure organisation des systèmes de santé (alertes santé, épidémiologie…).

Il est évident que tout ne se fera pas en un jour. Mais on peut tout de même prédire assez facilement que cette révolution domotique entraînera de grands bouleversements dans l’économie et dans la vie des entreprises. Et ce, à très court terme. On pourra ainsi:

  • résoudre rapidement  les problématiques posées par la traçabilité des marchandises, tout en améliorant la logistique et sa capacité de flux-tendu et de service.
  • faciliter la transmission de données sanitaires, comme par exemple sur les rappels de produits, les produits allergènes….
  • permettre une plus grande transparence, par un plus grand partage des données,
  • et finalement limiter la dépendance des hommes à l’objet.

Mais pour tout cela, il faut que la France, et plus globalement, l’Europe réacquière son indépendance et son innovation technologique. C’est avant tout une question de volonté politique.

0saves
Si vous avez aimé ce "post", n'hésitez pas à laisser un commentaire ou vous abonnez à notre flux RSS.