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Les grands groupes français comptent jouer une carte intéressante dans la Belle Province, principalement dans le Grand Nord du Québec. La raison : des investissements importants en perspective dans les activités minières et énergétiques.

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Investissements massifs dans l’énergétique et le minier

Le gouvernement français souhaite en effet profiter de l’appel aux investisseurs étrangers lancé en mai dernier par le premier ministre Québéquois, M. Jean Charest, pour le développement de la zone septentrionale du Québec.

Cet appel aux investissements concrétisé autour d »un plan de développement dénommé « Plan I » entend permettre le développement d’une zone de 1,2 million de kilomètres carrés (soit environ deux fois la taille de la France) pour un budget consacré de 85 millions de dollars canadiens (soit 63 millions d’euros) sur une période de 25 ans.

Un budget conséquent pour une région qui en fait une sorte de caverne d’Ali-Baba énergétique, riches de gisements en gaz, charbon… mais également en métaux et en terres rares, et disposant également d’un potentiel important en terme d’hydroélectricité.

Une sorte de Far West à explorer pour les entreprises françaises désireuses de se lancer dans la compétition.

De nombreuses entreprises Françaises sur les rang et de solides perspectives économiques

Ainsi, on peut d’ors et déjà dire que de nombreuses entreprises françaises se sont déjà mis en branle pour explorer cette nouvelle frontière, avec notamment Astom, GDF Suez, Vinci, IEDF…

il faut dire que la France a déjà l’habitude de travailler au Québec (400 sociétés françaises y travaillent déjà pour environ 30 000 emplois)  . Et ce plan d’investissement pourrait permettre à la France de ravir la première place des IDE (investissement direct à l’étranger) aux USA pour la Belle Province.

Dans ce cadre, le gouvernement français préparerait même un programme plus vaste jetant les bases d’un partenariat global « France-Québec », et intégré au Plan Nord (qui sera discuté avec M. Charest lors de sa visite à Paris début octobre).

En plus de ses possibilités énergétiques et d’approvisionnements en métaux, cette région est également très intéressante pour développer de nouvelles activités économiques, sur lesquels des groupes français disposent de sérieux savoir-faire.

L’hydroélectricité par exemple, avec de nombreux projets potentiels à développer dans cette région du Québec, où le groupe français Alstom travaille déjà depuis 40 ans avec Hydro-Québec.

Mais également l’éolienne avec la possibilité de créer d’importants parcs, sur terre et sur mer, où des groupes français comme EDF et DCNS pourrait intervenir. Sans oublier les énergies marines (marémotrices) avec toujours les mêmes groupes en lice.

Il faudra également « mailler » ce territoire avec un aménagement numérique (internet) fort, et là dessus encore, la France dispose d’un savoir-faire pouvant intéresser le Québec et de groupes comme Orange en partenariat avec Bell Canada pour travailler sur des projets d’architectures de réseaux notamment et de NTIC.

Enfin côté infrastructures routières et contrats miniers, le groupe Vinci est déjà solidement implanté au Québec où il gère déjà de nombreuses infrastructures de parkings et de péage avec Vinci Park et Vinci Constructions, sans oublier Vinci Energies.

Les difficultés du plan I

Évidemment tout cela ne se fera pas sans difficultés. On notera tout d’abord que ce territoire à développer est quasiment dépourvu de toutes infrastructures de transport, notamment routières. De même, ce plan sera très gourmand en main d’oeuvre spécialisée et non spécialisée dont ne dispose pas actuellement le Québec. On estime ainsi un besoin de quelques 50.000 travailleurs par an pour arriver à combler les besoins, et là encore à minima. Il y aurait donc des perspectives de travail en abondance pour les Français désireux de travailler au Canada.

Une opportunité géostratégique

Des investissements dans le cadre de ce plan serait également très intéressant pour la France d’un point de vue géostratégique. Ils permettraient en effet de sécuriser facilement les approvisionnements français en métaux stratégiques (lithium, uranium, béryllium, germanium…). Sans oublier les possibilités d’approvisionnements en diamants (pour l’industrie et la recherche scientifique) et en métaux de base.

Et il reste de la place car pour le moment seuls quelques groupes étrangers comme le groupe indien Tata Steel, le chinois Jien et le norvégien Yara sont déjà engagés, dans des projets miniers au Québec.

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