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Avec cette nouvelle année 2011 qui commence vient le temps de la prospective pour l’année à venir : où investir et comment à l’international.

Sans avoir la prétention d’avoir les compétences d’un cabinet de conseil en strategie, nous nous essaierons à deux trois exercices du vulgarisation en prenant le cas de certains pays à fort potentiel dans le monde.

Nous commencerons évidemment par le cas le plus flagrant, à savoir celui de la chine et ses résultats si impressionnants ( près de 9% de croissance en 2010) .

Des résultats si impressionnants qu’ils en sont inquiétants ! Depuis de nombreuses années, les économistes s’inquiètent de cette surchauffe de l’économie chinoise (définition : terme économique désignant une situation de croissance telle pour un pays, une entreprise ou un marché que l’inflation et la spéculation ne peuvent qu’augmenter), tandis que la faiblesse du système bancaire chinois, qui théoriquement doit pouvoir permettre de lutter contre cette surchauffe en jouant sur les taux d’intérêt et en les augmentant permettant du même coup de réduire l’endettement des particuliers et d’augmenter les investissements des entreprises, laisse régulièrement craindre un atterrissage brutale de l’économie chinoise. Sans compter, la monnaie chinoise, le Yuan, qui est toujjours maintenu à un taux artificiellement bas pour permettre un meilleur dumping et une conquête plus facile des parts de marché à l’international.

Ainsi, en ce début d’année 2011, de nombreux économistes pensent que la prochaine bulle financière qui éclatera sera en chine, et sera plus précisément celle de l’immobilier chinois.  Car, si pour le moment, la Chine a su éviter la crise qui frappe le reste du monde, il reste que de nombreux indicateurs sont d’ors et déjà dans le rouge. C’est le cas dans l’immobilier en particulier.

Actuellement, les constructions continuent d’aller bon train en Chine, avec des quartiers entiers qui se construisent par dizaine (1,04 milliard de mètres carrés construit en 2010, soit 10,1% de hausse sur un an) et qui restent vides. La spéculation va bon train sans que la demande ne soit réellement présente pour un si grand nombre de produits. Une situation dangereuse dont les effets pourraient être renforcé par les mesures de relance émises par le gouvernement qui font peser beaucoup de pression sur toute l’économie. Et même si dernièrement le gouvernement a rendu plus difficile les accès aux prêts pour les particuliers (avec un apport minimum de 30%), les taux d’intérêts restent faibles et propices à un emballement.

La pression et la surveillance de la Chine va donc s’accentuer pour 2011. Car malgré tous les scénarios envisageables, du pire au plus optimiste, l’économie chinoise va forcément ralentir, dans tous les cas, et ce ne sera pas sans conséquences sociales et économiques. Et si ce ralentissement s’accompagne d’un éclatement de cette bulle immobilière, c’est toute les perspectives de reprise de croissance, pour l’instant assez molles, de l’économie mondiale qui risquent d’en pâtir ou d’en profiter (comme par exemple d’un effondrement du prix des matières premières d’environ 20% si l’économie chinoise retombait à 5% de croissance).

Une perspective a prendre au sérieux quand on sait que le prestigieux « hedge fund » Corriente Advisors, qui avait prévu la crise des subprimes, a lancé un fonds construit sur l’hypothèse qu’aujourd’hui la Chine n’est pas le moteur essentiel de la croissance mondiale mais le plus grand risque pour la croissance mondiale…

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