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D’habitude, je ne parle pas trop de mode, mais j’ai trouvé il y a quelque temps un article très intéressant sur ce sujet, à savoir le « made in france » dans 20 minutes, l’édition numérique (2.0) du week-end, pendant que je faisais ma séance à la salle de sport (entre deux séries pour être précis… mais je me rends bien compte que tout le monde s’en fout 🙂 ).

Sans vouloir être exhaustif, je vais me permettre de faire un petit résumé de cet article écrit par Mme Anne Demoulin et qui traite d’un sujet en vogue pour les Français, dans ce contexte de crise financière et de désindustrialisation de la France, à savoir celui de l’achat de produits élaborés (et fabriqués, c’est mieux) en France. Le « made in France« .

made in france

Ce que l’on est prêt à payer

Si une très grande majorité des Français est prêt à payer plus pour un produit élaboré en France, pour un pourcentage proche de 74%, sa « rallonge » financière reste faible.

C’est à dire que ces mêmes personnes sont prêt à acheter français si le prix reste dans une fourchette comprise entre 5 et 10 % supérieure à un autre produit produit ailleurs (d’après un sondage Ifop-Cèdre).

On est donc pas loin du syndrome Nimby, plein de bonnes intentions mais ce serait mieux si c’était un autre qui payait pour moi.

Et pourtant, il reste possible de faire des achats responsables tout en se ruinant pas. Car l’origine d’un produit est devenu pour les industriels un vecteur marketing très fort, notamment dans le textile (même si comme le souligne Denis Gandel, président de W&Cie : l’origine n’a jamais eu tant de valeur et la valeur n’a jamais eu tant d’origines).

Attention au made in France

Car même si le produit français est depuis longtemps devenu un facteur d’achat pour le consommateur, l’appellation « made in France » laisse au fabricant une très grande latitude d’action, car au final, ce n’est souvent que la recherche et le développement qui sont effectués en France, la production étant délocalisée. Car, pour estampiller un produit « made in France », il suffit que 45% de la valeur ajoutée du produit ait été réalisée en France, c’est tout !

C’est le fameux distinguo qu’on a entendu très tôt apparaitre dans les débats pour les présidentielles de 2012 : « made in France » ne veut pas forcément dire « fabriqué en France ». Reste donc à savoir quel est la part de production de chaque pays dans un produit, une sorte d’originomètre.

Une tendance à la relocalisation pour le « made in France » ? »

Actuellement donc, notamment dans le secteur textile, la part de vente du « made in France », et stricto sensu réalisé en France, ne représenterait plus que 8 à 10 % des ventes (source : Institut Français de la Mode, IMF). Le reste étant évidemment produits à l’étranger par de grandes enseignes de prêt à porter (PAP).

Et pourtant cette délocalisation n’est pas une fatalité, et on noterait même une certaine tendance à la relocalisation de certaines industries pour faciliter le « made in France ».

Prenons encore l’exemple du textile. S’il y a bien une réussite dans la relocalisation, c’est celui de Zara, leader du prêt à porter avec 3000 points de vente dans le monde et une production 100% espagnole. Cette réussite a évidemment fait des émules, certes de moindre taille, mais qui consolident fortement leurs positions sur le secteur concurrentiel du prêt à porter français.

En exemple français, et pour ceux qui veulent acheter « local », on retiendra :

  • les jeans de Bleu de Paname (environ 120 €),
  • les chaussettes d’Archiduchesse (environ 16 € la paire),
  • les tee-shirts des Jardins Parisiens (32€ environ),
  • les produits uniques de Tribudunord
  • les produits « éthiques », responsables et produits localement de Ben&Fakto, souvent également « Made in France« .

Et les prix restent abordables si on les compare à ceux des grandes enseignes (où la tendance est plutôt sur des prix entre 100 et 200 €).

Parcourir le web à la recherche de l’e-shop perdu !

Attention, jeu de mots pourri, j’en conviens.

En fait, le meilleur moyen pour trouver toutes ces marques proposant du vrai « made in France » est encore de naviguer sur le Web à la recherche de nouveautés.

D’autant que se développe de plus en plus des places de marché sur le modèle de Etsy aux USA, comme « A little market« . Ces places de marchés ont pour but de mettre en avant le fait-main (parfaitement dans l’esprit du Do It yourself DIY) et d’offrir aux artisans/créateurs isolés un endroit « centralisé » pour commercialiser leurs produits.

Je dois dire que je suis un peu jaloux car j’ai toujours cru en cette idée (et j’y crois encore), et je suis persuadé que c’est un segment de marché promis à un bel avenir, celui du fait-main et du marché local.

Les atouts du web pour offrir des prix raisonnables

Pour offrir des prix compétitifs au « made in France », le Web offre des avantages indéniables tel la réduction des coûts et la réduction du circuit de distribution. De fait, pour que la production locale soient attractives, il faut :

  • pratiquer des marges correctes,
  • supprimer les intermédiaires,
  • réduire les coûts de transport,
  • miser sur la qualité,
  • miser sur le service apporté et la valeur ajoutée,
  • miser sur l’innovation.

Crédit photo : Fotopedia

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