Sélection conferences TED

Sélection conferences TED

Petite sélection des conférences TED que j’ai trouvé les plus intéressantes ces derniers temps. Il faut dire que j’en ai visionné un grand nombre dernièrement, ayant pris l’habitude de les visionner lors de mes exercices de cardio.

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photo by: PhOtOnQuAnTiQuE
Impact des medias sociaux pour 2012 – Suite et fin

Impact des medias sociaux pour 2012 – Suite et fin

Suite et fin de ma réflexion sur l’impact des reseaux sociaux pour l’année 2012, avec maintenant un focus sur les vidéos (notamment Youtube) et la stratégie web à appliquer pour être véritablement efficient sur les réseaux sociaux.

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Réflexion sur l’impact des medias sociaux pour 2012 1/2

Réflexion sur l’impact des medias sociaux pour 2012 1/2

Voici quelques notes glanées ici et là au cours de réunions et de conférences sur l’influence réelle des reseaux sociaux pour l’année 2012, notamment sur leur poids dans la définition des stratégies web.
Commençons tout d’abord avec la très complète infographie des principaux médias sociaux (et non réseaux sociaux) par catégorie pour l’année 2012, et réalisée par M. Fred Cavazza comme chaque année.

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Le succès sans fin des applications pour smartphone

Le succès sans fin des applications pour smartphone

S’il ne devait y avoir qu’une seule preuve d’une progression plus forte chaque jour du Web vers le m-commerce, ce serait celle-ci : le succès constant des applications pour smartphone, que ce soit sous iOS, Android ou Windows phone.

succes applications smartphones

Une tendance initiée par Apple

Il faut reconnaitre que l’ère des applications pour smartphones a réellement débuté avec le lancement par Apple de l’Iphone. Ne misant en fait que peu sur la possibilité de naviguer sur le Web depuis son téléphone de façon optimisé du fait de la configuration technique inadéquate de la majorité des sites web, Apple a directement mis en avant la possibilité de développer des applications dédiées et « ad hoc » pour une thématique donnée (jeu, réseaux sociaux, actualités…).

En effet, avec le lancement en 2008 de l’App Store d’Apple, la plate-forme de vente des applications desti­nées à l’iPhone, le slogan était on ne peut plus clair : Pour vos besoins, « There is an app for tha t ! » (« Il y a une application pour cela ! »).

Et après 3 ans d’existence, ce sont près de 425 000 applications, pour un total 15 milliards de téléchargements, qui ont été validé par la marque à la pommer. Couvrant quasiment toutes les thématiques possibles.

Un nouveau segment de marché pour des comportements en structuration

Un succès tel qu’il a permis de construire une nouvelle niche de marché sur le secteur de l’internet et du smartphone, notamment par le biais de la créations de sites et de revues spécialisés. Le tout accompagné de nouveaux « business models » tels les sites dédiés au classement des  « meilleures applications ». Ou le site en pleine croissance de Simon Dawlat, Appgratuites.com au « model » original qui propose pendant une durée donnée des applications gratuites habituellement payantes.

Tous ces sites et revues permettent de fournir de l’information aux mobinautes en recherche constante de nouveautés, sans que pour autant des comportements aient été encore clairement définie en ce qui concerne les attentes des mobinautes.

En effet, peu de réponses claires ont encore été apportées aux questions suivantes :

  • Qui télécharge ces applications et dans quel but?
  • Est ce que le téléchargement d’une application répond à un besoin immédiat ou plutôt en réponse à  un besoin qui pourrait se fai­re sentir ?
  • Existe-t-il une notion de « collection » dans le téléchargement d’applications?
  • Quel est le pourcentage d’applications réellement utilisées ?

De fait, il est certain que le marché actuel des applications n’est pas encore complètement structure et cohérent, et que des lignes claires de comportements ne se sont pas encore démarquées. Il y a aujourd’hui presque autant de comportements de mobinautes  que d’«applis» disponibles. Toujours selon Simon Dawlat, on pourrait dire que le marché des applications se structure peu ou prou comme celui du cinéma, avec sa dose hebdomadaire de renouvellement et de nouveautés.

Il existe cependant des tendances claires quand à certain besoins en termes d’applications. En premier lieu, on trouvera un besoin dans des applications GPS gratuites (difficile à trouver !), suivis de prêt par les besoins en applications de SMS gratuits (pour contrer les offres non illimitées de certains opérateurs téléphoniques), les applications de « streaming » radio, les sonneries personnalisées et les outils de retouches et de transfert photos.

Très présent également, toutes les applications servant de relais aux réseaux sociaux (facebook, twitter, MSN messenger, Whats App, Viber…) ou servant d’alternative téléphonique (comme la VoIP de Skype). Sans oublier les plateformes de téléchargement (ITunes principalement) ou d’abonnement musical (Spotify ou Deezer).

Et enfin, les jeux. C’est dans cette dernière partie que l’on dénote l’autre tendance qui se détache actuellement sur le marché des applications, à savoir celui de l’éphémère et du « jetable« .  Hormis un socle solide et persistant d’une dizaine maximum d’applications liées aux connexions avec la réalité (actualités, météo…) ou à son « réseau » (réseaux sociaux et réseaux professionnels, applications mails…), le reste n’est constitué que de téléchargements au « turnover » très important, et à la durée de vie très limitée. Notamment parmi les applications « jeux ».

Une recherche constante de gratuité

Si l’on se réfère à un sondage mené par le quotidien Le Monde sur son site web, on peut estimer que chaque possesseur de smartphone (toutes plates-formes confondues) a téléchargé entre 70 et 120 applications.

Pour la très grande majorité, celles-ci étaient gratuites et quand le mobinaute est prêt à payer pour l’acquisition d’une application, il s’agit essentiellement d’un jeu.

Une démocratisation des applications grâce à Android

Si Apple a lancé le marché de l’application, ce n’est pas elle qui a permis son explosion. Ceci est à mettre au profit de Google et de son OS Android. Lancé somme toute assez récemment, la plateforme de téléchargement de Google, Android Market, est déjà fort de quelques 5 milliards de télécharge­ments, devenant ainsi le challenger le plus sérieux d’Apple, suivi par Windows et son Windows phone, BlackBerry, et  Nokia.

Alors pourquoi Android a permis cette démocratisation des « apps » ? En fait, pour deux raisons :

  • La validation d’une application sur Android est beaucoup plus simple que sous iOS, où Apple avec sa volonté de contrôler son système (avec raisons) est beaucoup plus stricte sur les conditions de validité et d’appréciation que Google sous Android.
  • Deuxièmement, Android est disponible sur des smartphones aux prix beaucoup plus accessibles que l’Iphone. Là encore, Apple refuse aux opérateurs la possibilité d’opérer de grosses réductions sur les Iphones, dont le coût reste donc élevé. Alors que que l’on peut trouver des smartphones avec Android à partir d’1 euro. D’où un accès aux « apps » à une tranche beaucoup plus large de la population.

Un monde sans limites et un nouveau canal de communication

Cette démocratisation a permis de faire exploser le secteur des applications, tant indirectement avec le succès des sites d’applications, que directement avec le développement d’une myriade d’applications sur de multiples thématiques : sérieuses, jeux, inutiles et éphémères…

Il n’y a pas de limite hormis celle de l’imagination, et c’est même une piste très sérieuse pour le développement d’un nouveau canal de communication et de branding. Prenez par exemple, le réveil humanitaire Snooze conçu par le site américain LetGive, et qui pour chaque clique « snooze » repoussant le réveil de 15 minutes reverse quelques centimes d’euros à une association humanitaire, pour conjuguer efficacement paresse et générosité. Ou bien, le magazine Sciences et Vie qui a lancé cet été, un véritable planétarium pour Iphone et Ipad par le biais d’une application, Skypix, pour observer le ciel, d’une profonde richesse (et pour un coût modique).

Bref, il n’y a pas de limites surtout pour les marques, notamment traditionnelles et qui cherchent un moyen efficace d’être visible numériquement. La solution : trouver une réponse à un besoin des mobinautes, et faite qu’elle soit pérenne.

Le Top 15 Europe des applications téléchargées sur smartphones

Classement smartphones, tous OS confondus :

  • Google Earth (Tourisme)
  • Shazam (Musique)
  • Skype (VOiP, Réseau social)
  • Facebook (Réseau social)
  • Paper Toss (Jeu)
  • Touch Hockey (Jeu)
  • Around Me (Services proches en géolocalisation)
  • Windows Live Messenger (Réseau social)
  • Pac-Man Lite (Jeu)
  • MegaJump (Jeu)
  • Bump(Réseau social)
  • iBooks (Livres numériques)
  • AngryBirds  Waterslide Extrême (Jeu)
  • Bluetooth Photo Share (partage photos)
  • Adobe Photoshop Express (Photographie)

Source : comscore juin 2011

On voit bien la prépondérances des applications « réseaux sociaux » et « jeux » dans les applications les plus téléchargées.

 

Crédits photo: Incase.

Collusion : un plugin pour savoir qui vous traque en temps réel

Collusion : un plugin pour savoir qui vous traque en temps réel

Aujourd’hui, on va s’intéresser à un petit plugin que j’ai trouvé, installable sous firefox, et nommé Collusion qui vous permettra de connaitre précisément l’état de votre « tracking » lorsque vous naviguez sur la Toile.

Alors, il ne se trouve pas directement depuis le catalogue d’extensions de Mozilla, mais pourtant le code semble très propre. On peut ainsi le trouver sur le site toolness.com et çà, c’est le lien de l’auteur, Atul Varma (travaillant pour Mozilla Labs), de ce petit plugin sur le très sérieux Github

plugin firefox collusion web tracking

Un plugin pour voir visuellement qui collecte des informations sur votre navigation web

Ce petit plugin vous permettra de visualiser très simplement grâce à une animation graphique qui synthétise tous les sites collectant des informations sur votre navigation web (cookies, préférences de navigation…), notamment pour les besoins de la publicité en ligne (réseaux display Adsense, affiliation…). Ceci afin de mieux comprendre comment fonctionne Internet.

Grosso modo, ce logiciel compile graphiquement toutes les informations collectées lors de votre navigation sur la Toile par le biais des « cookies » déposés sur votre ordinateur par chaque site que vous visitez, et les réassemble en une arborescence permettant de mettre en avant les principaux sites vers lesquels sont dirigées ces informations (pour visualiser le graphique après installation, cliquer sur le symbole « collusion » en bas à droite de votre navigateur).

Pas de panique cependant, il ne s’agit pas de tomber dans la paranoïa. Tout le monde sait que des informations sur votre navigation sont collectées lorsque vous surfez sur le Web. La plupart des temps, elles servent aux régies d’affiliation afin de proposer aux internautes des publicités en ligne plus ciblées, notamment en fonction de votre historique de navigation et de votre historique de recherche. C’est le fameux remarketing, lui-même évolué du retargeting.

animation graphique collusion

Le graphique ci-dessus est le résultat d’une petite navigation de 15 minutes mené par mes soins, à travers des sites d’actualités (le Monde, l’Express…) et quelques sites informatiques.Impressionnant, non ? On voit déjà que l’arborescence est déjà bien établie, avec l’apparition de quelques points nodaux. Je ne vous raconte pas quand on observe deux à trois journées de navigation couplées. Ca devient nettement plus fouillis… une vrai constellation de sites et de données.

Comment çà marche : explications des résultats du graphique Collusion

Néanmoins, après quelques remaniement, on peut voir plus clairement encore les points nodaux. On peut en effet, de façon limité, « tirer » ou déplacer une partie de ces noeuds pour rendre l’arborescence plus clair.

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plugin collusion

En rouge, ce sont les sites « trackers » reconnus par privacychoice.org et qui collectent ouvertement de l’information sur notre navigation, notamment à des fins publicitaires. En gris, ce sont les sites qui vous laissent des cookies mais sans collecter de l’information, enfin théoriquement. Et les flèches, enfin, indiquent la direction de ces informations et du trafic.

On retrouvera ainsi les principales régies publicitaires telles que Tradedoubler, Adjuggler et le réseau display de Google évidemment (Adsense et Doubleckick). On retrouvera également des réseaux sociaux bien connus comme Facebook et Twitter, mais également des sites collectant des données à des fins marketing (Weborama, Full circle studies, Adtech…).

Un ciblage produit… pour le moment

Bon, il est évident que votre vie privée en prend un coup. Quand vous naviguez sur le Web, on collecte des données. Celles-ci servent aux régies publicitaires et aux cabinet de conseil marketing pour construire un profil vous correspondant, déterminer ce qui vous intéressent et vos envies, afin de vous proposer les produits et services les plus intéressants.

Ces annonces personnalisées sont déjà assez énervantes quand on vous propose à tour de bras des réductions pour des crayons ou des rames de papiers quand vous êtes ciblés comme « entrepreneur », mais elles laissent également apparaitre que la frontière est mince entre utilisation publicitaire et contrôle policier.

Quid de mes aspirations politiques ou personnelles? On peut également facilement produire un « profil » plus privée de moi en fonction de ma navigation. Et si ces bases de données sont un jour utilisées par des personnes autres que de simples régies publicitaires…. alors là… Sans compter que la trop grande personnalisation des résultats de recherche, empêche une plus grande ouverture d’esprit des personnes, en ne leur proposant que du contenu qui leur correspond.

Configurer son navigateur pour ne pas être tracké.

Evidemment, il existe des solutions pour éviter d’envoyer des informations sur votre navigation. Pour cela, il faut configurer son navigateur pour ne pas envoyer de données.

Cela ne marche pas à tous les coups car certains sites demandent l’acceptation des « cookies » pour pouvoir y accéder (comme par exemple les comparateur de vol et de voyages).

Voici une liste de possibilités par navigateur :

  • Pour Firefox: Allez dans Outils>Options>Vie privée puis paramètres personnalisés et décocher « accepter les cookies »
  • Pour Safari: Aller dans Developpeur>Ne pas suivre HTTP Header et cliquer.

Sinon, on peut également utiliser des outils comme Adblock Plus (add-on firefox), Better Privacy, ou tout simplement Ghostery.

Anticiper l’avenir par les tweets et les trends

Anticiper l’avenir par les tweets et les trends

oracle future twitter

Utiliser « Google trends » pour anticiper le futur

Voilà un fait intéressant. Si l’on en croit le magazine américain Wired, la communauté du renseignement américain utiliserait google trends pour voir le futur, enfin plutôt pour anticiper les pics liés à un évènement.

Pour cela, il aurait à leur disposition une version plus sophistiquée de la version tout public fourni par Google, comportant en plus les pointes et les « hot trends » de Twitter et de Youtube.

Bon évidemment tout cela n’est pas fourni directement par Google mais plutôt par l’IARPA, le « think tank » de recherche du renseignement américain, qui a annoncé récemment le lancement d’un nouveau programme qui a pour but de mettre en place une solution efficace pour « parcourir le web, collecter des données publiques et les analyser afin d’en extraire des tendances futures et prédire l’apparition d’évènements dans le monde », cela évidemment « avant les médias ».

Un objectif : anticiper tout changement dans le « zeitgeist »

L’idée, si j’ai bien compris, est de collecter des données sur des évènements passés (crises politiques, instabilité économique, catastrophes naturelles, pandémies, pénuries de matières premières….) afin d’en extraire tout le corollaire de « blips », de pics (hot trends) et de signaux faibles dans les réseaux sociaux, les blogs, les forums… référencés par les moteurs de recherche tels que Google, afin de construire des modèles mathématiques d’évènements. Permettant ainsi d’anticiper l’apparition d’un évènement du même ordre.

Il ne s’agit ni plus ni moins que d’analyser tout les frémissements qui secoue le « zeitgeist« , c’est à dire « l’esprit actuel du temps », et pouvant amener à un changement dans la conception prévalente du monde à un temps T.

Extrapolation de Google Flu

C’est indéniablement un projet d’une taille énorme, même si cela n’est pas vraiment nouveau. Google lui-même s’était lancé en 2009 dans la construction de modèles prédictifs en analysant l’ensemble de ses données référencées, dans un but, il faut l’avouer, beaucoup plus philanthropique que les services de renseignements américains.

C’était le projet Google Flu Trends qui avait pour but de prévoir l’évolution de la pandémie de la grippe aviaire dans le monde.

Plus récemment encore, un autre organisme public, la Banque d’Angleterre, avait annoncé utiliser les données provenant de tendances de recherches sur des moteurs de recherche, et notamment depuis Google trends, pour comprendre un certain nombre de tendances économiques, comme par exemple la corrélation des recherches sur les termes « estate agents » (agents immobiliers) avec l’évolution de l’inflation sur les prix de l’immobilier, idem pour l’évolution des courbes du chômage avec des recherches comme « unemployment » et « JSA » (RSA).

Utiliser des données publiques comme sources de renseignements : une évolution logique

Au fond, cet intérêt des services de renseignement pour les données publiques n’est pas nouveau. Le travail de journalisme n’étant au final pas si différent de celui d’officier de renseignements, hormis la portée évidemment. A savoir, tenter de collecter par tous les moyens possibles de l’information.

En plus la masse des données ouvertes est considérable, à condition que l’on puisse filtrer le bruit des parasites pour en extraire des données valables. Sans compter que ces données publiques sont extrêmement dynamiques et réactive, beaucoup plus que les données provenant de circuits moins officiels.

Tout cela explique pourquoi les services de renseignements s’intéressent de plus en plus à des outils « open et cloud » permettant de « crawler » en temps réel la toile de blogs, réseaux sociaux, forums…

La prochaine étape : affiner les prédictions

La prochaine du IARPA sera d’affiner les prédictions, de façon à être sûr que celles qui sortent soit celles qui deviennent des réalités. En effet, si Internet et ses données peut fournir des réponses, reste à savoir poser les bonnes questions.

Mais avant d’en arriver là, le IARPA devra se contenter de trouver des moyens et des outils pour collecter un maximum de données, de tous types possibles (texte, vidéos, audios, stream, statistiques…), afin de pouvoir plus facilement se poser les bonnes questions.

Source : wired.com