Veille strategique – moteurs de recherches de données publiques

Veille strategique – moteurs de recherches de données publiques

Je voulais les mettre dans mon précédent panaché de liens professionnels, mais je me suis dit qu’il méritait un article pour eux tout seul (quand même, c’est de la veille quoi 🙂 ). Ces métamoteurs de recherche pour être couplés avec ceux présentés dans un article précédent sur les moteurs de recherches verticaux. Parfait pour la veille strategique.

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photo by: andercismo
Panaché de liens professionnels

Panaché de liens professionnels

Après avoir partage pas mal de liens disons… ludiques, voici un nouveau « pot-pourri » de liens plus professionnels que j’ai glané au cours de mes navigations sur le Web. Côté thématique, ils concernent essentiellement la veille stratégique (carte heuristique notamment), le référencement naturel, et des moteurs de recherche thématique.

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photo by: Ravages
Innovation technologique et voiture électrique : le pari de M. Bolloré

Innovation technologique et voiture électrique : le pari de M. Bolloré

Avec sa victoire à l’appel d’offre d’Autolib’ et la course contre-la montre qui s’en est suivi, il est clair que M.Vincent Bolloré a fait un pari, à la fois technologique et économique. L’avenir nous dira s’il a eu raison.

projet autolib voiture electrique

Qu’est ce qu’autolib?

Il est peut être tout d’abord nécessaire de rappeler ce qu’est le projet Autolib. Lancé par la municipalité de Paris par le biais d’un appel d’offres, le projet Autolib réside dans l’installation d’un vaste réseau de « stations », s’inspirant du fonctionnement du Vélib, et permettant de louer une voiture pour une durée déterminée, en libre service et en autopartage.

S’articulant autour d’un parc de 3000 véhicules entièrement électriques en libre-service sur Paris et sa couronne (45 villes), disponibles dans un réseau de 1100-1400 stations (700 à paris intra-muros, dont 200 souterraines, dans des parkings) sur la région parisienne (cf carte ci-après, disponible en version pdf en cliquant dessus, source:lefigaro.fr), le projet Autolib est censé révolutionner les modes de transports des franciliens et des parisiens.

réseau station autolib paris

Le principe de fonctionnement est en effet fort simple, comme pour le Velib : l’utilisateur potentiel prend un abonnement d’une valeur de 12€/mois (144€/an). Ensuite chaque demi-heure de fonctionnement est facturé 4€ (5€ la première demi-heure), lui donnant accès à l’un des véhicules électriques du réseau.

tarifs autolib

Ce projet a donc été gagné en décembre 2010 par le groupe Bolloré, face à Veolia Transport et au groupement SNCF-RATP-Vinci, avec son concept de « blue car » dont voici une illustration, et destiné à démocratiser l’utilisation partielle de la voiture, et surtout l’utilisation d’un véhicule propre:

autolib blue car bollore

Et comme une image, enfin plutôt une vidéo dans notre cas, vaut mille mots, voici une démonstration plus précise du concept de « blue car », le petit véhicule électrique de 4 places et capable de rouler jusqu’à 130 km/h.

Bon, maintenant que les présentations sont faites, voyons en quoi le groupe Bolloré a fait un pari sur l’avenir, tant économiquement, avec un service dont la viabilité reste à prouver et avec des barrières et résistances encore fortes à contourner, que technologiquement avec l’utilisation d’une batterie dont le groupe Bolloré est le seul au monde à détenir la technologie

Un pari économique

Paris a donc lancé depuis début le 3 octobre 2011, ce nouveau service de location en libre-service, avec un groupe d’utilisateurs « test » de 66 véhicules mis à disposition dans 33 stations à Paris (lancement officiel au 1er décembre 2011). La question que tout le monde se pose est donc aujourd’hui : est-ce que ce nouveau projet de libre-service trouvera sa clientèle et est ce que le projet « blue car » sera efficient ?

Il faut dire que l’engouement du groupe Bolloré pour le véhicule électrique est étonnant. Pourquoi donc un groupe comme Bolloré veut-il produire des batteries électriques ?

Pour Vincent Bolloré, cette diversification est, au contraire, totalement naturelle, du fait de l’expérience forte du groupe dans le domaine des condensateurs et de sa recherche constante dans les technologies de stockage d’électricité.

Et pourtant le pari est osé, notamment financièrement. Si l’on prend seulement l’investissement dans la tranche 2 de l’usine de production de batterie construite en Bretagne, à Ergué-Gabéric, siège historique du groupe, c’est près de
250 millions d’euros qui ont été investi, en grande partie sur fonds privés et avec un prêt de 130 millions de la Banque européenne d’investissement. Avec à terme, des perspectives d’embauche de 300 personnes.
Au total, ce sont près de 1,5 milliard d’euros qui ont été investi depuis le lancement de cette technologie pour qu’elle devienne rentable.

D’autant que le seuil de rentabilité du projet Autolib est difficile à atteindre, avec la nécessité d’atteindre une masse critique de 80 000 utilisateurs abonnés, utilisant ce service au moins deux fois par semaine et pour une durée supérieure à une heure. Cela pour des frais de fonctionnement annuels estimés à 100 millions d’euros par an, dont 60 millions d’euros dédiés aux frais de personnels des 1200 salariés nécessaires au fonctionnement du service.

… surtout pour un concept de libre-service qui reste à valider, notamment du fait des profondes barrières à l’entrée qui reste à contrer :

  • le personnel constant et un système à valider pour lutter contre le vandalisme des véhicules
  • valider le système pour assurer une disponibilité maximale des véhicules pour une usure limitée
  • s’assurer d’une clientèle intéressée et pérenne

Pas si simple donc pour être rentable…

Pari technologique

Mais l’autre grand défi du groupe Bolloré avec l’Autolib réside dans le pari technologique qui a été fait au niveau de la batterie électrique utilisée.

Depuis 2007, le groupe Bolloré détient en effet une technologie de batterie qu’il est le seul à utiliser. Cette technologie réside dans une batterie « sèche » au lithium-métal-polymère, par opposition à la technologie couramment utilisée pour les véhicules électrique de batterie liquide au lithium-ion (utilisée par Renault-Nissan, PSA ou Volkswagen).

Pourquoi ce choix de seul contre tous? Tout simplement parce que M. Bolloré estime que la technologie lithium-ion est très bonne pour une utilisation dans des appareil électroniques comme les téléphones portables et les ordinateurs, mais pas pour les véhicules électriques, notamment à cause des problèmes de surchauffe et des risques d’ incendies qu’elles peuvent causer.

Au contraire, cette batterie « sèche » au lithium-métal-polymère ne peut risquer de s’enflammer qu’à 180 degrés Celsius, contre seulement 70 degrés pour les batteries liquides au lithium-ion. Pas de surchauffe donc, et donc une technologie beaucoup plus intéressante, ne serait-ce que pour des raisons de sécurité, dixit le groupe Bolloré.
Autre intérêt, d’après le groupe Bolloré, ses batteries « sèches » permettraient de stocker, à poids équivalent, quatre ou cinq fois plus d’énergie qu’une batterie « traditionnelle » lithium-ion, pour une autonomie d’environ 250 kilomètres (contre 160 kilomètres pour les autres constructeurs).
Enfin, elle serait beaucoup moins sensible, en termes d’autonomie, aux variations de température.

Ce serait donc la technologie miracle ? Pas si sûr quand on connait les problèmes de mise au point et de fiabilité qu’a connu cette batterie, et qui explique pourquoi d’autres constructeurs ont fait un choix de simplicité vers le lithium-ion. Sans compter que ces « performances » n’ont pour le moment pas été validées en conditions réelles et dans la pratique.

Bref, il y aura donc un gagnant et un perdant. Et le groupe Bolloré en est parfaitement conscient. Le projet Autolib fera donc office de « crash test » pour ce nouveau modèle technologique de batterie. Une véritable vitrine technologique donc. Ce qui est sûr, c’est que le suspense sera de courte durée, et on verra rapidement si ce choix innovant en terme de batterie a été le bon, tant dans l’autonomie que dans la durabilité/durée de vie de la batterie.

Les atouts du groupe Bolloré

Pour réussir ce pari sur l’Autolib, notamment en terme de production de batteries, le groupe Bolloré peut compter sur son outil industriel reposant sur deux usines. L’une se situe au Québec et l’autre dans le village d’Ergué-Gabéric (Finistère), où se trouve également le siège historique du groupe familial, et dont la deuxième tranche devrait être opérationnel en janvier 2011.

En tout, ce sont ainsi près de 15000 packs de batteries qui pourront être produite, en plus des 2500 déjà fabriqués dans le premier bâtiment inauguré en 2010.
Cette capacité de production permettra ainsi au groupe de rapidement nouer des partenariats opérationnels avec d’autres constructeurs automobiles si le choix de sa technologie s’avère le bon.

L’autre atout du groupe Bolloré réside dans la maitrise complète du groupe par M. Vincent Bolloré, en termes de droits de vote. Etant propriétaire de son entreprise à 82%, il n’est donc pas à la merci des actionnaires, et n’est donc pas tenu de résultats destinés à verser des dividendes annuels.
Il se sait donc prêt à perdre de l’argent, et surtout à privilégier l’investissement. D’autant que les autres activités du groupe, très rentable, peuvent, pour le moment, parfaitement couvrir les dépenses et investissements, ainsi que les éventuelles pertes de ce projet.

De même, malgré ce « nouveau métier », le groupe Bolloré a su s’entourer de grands noms de l’automobile comme le styliste italien Pinifarina qui a dessiné la « Blue Car ».

Enfin, le groupe Bolloré a parfaitement anticipé le fait qu’Autolib, et plus globalement son modèle de batterie, nécessitera de gros ajustements, suite à des erreurs de jeunesse, et qu’il faudra rapidement les corriger. Cette perception de l’erreur sera peut-être également un autre gage de réussite, tout comme cette approche, pleine de volonté et de conquête, en qualité d’outsider que personne n’attend, sauf dans l’échec…

D’autant que le projet Autolib’ n’est pas une finalité pour le groupe Bolloré, mais bien un moyen, une vitrine, pour son modèle technologique de batterie électrique, susceptible de lui ouvrir la voie de nouveaux partenariats industriels.

3 outils pour télécharger un eBook sous Google

3 outils pour télécharger un eBook sous Google

Google propose de nombreux outils pour trouver de l’information de qualité, et notamment de l’information « papier ». C’est notamment le cas pour le contenu universitaire avec Google scholar, ou innovant avec le moteur de recherche de brevets, Google patent. La plupart du temps, on arrive ainsi à trouver assez facilement du contenu de qualité non-payant pour ces recherches.

Enfin, pour trouver de l’information papier, on pourra également utiliser Google books au sein duquel la firme de Mountain View engrange un nombre incalculable d’ouvrages de tous horizons (depuis l’histoire, en passant par des magazines de société ou tout simplement des ouvrages de jardinage…). Bref, une vrai mine d’or mais dont le contenu se révèle très souvent payant, même pour des ouvrages payants.

Alors, je ne dit pas qu’il ne faut pas pas payer et « voler » ce contenu. La culture et le savoir a invariablement un coût et je suis le premier à payer un ouvrage quand je le considère utile et intéressant. Non, le problème ici réside dans les extraits qui sont fournis par Google, qui ne sont clairement pas suffisants pour évaluer l’intérêt de ces ouvrages, notamment pour ses recherches, sur Google books. Et je n’ai pas suffisamment de budget pour me permettre de faire trop souvent d’erreurs dans le choix de mes achats.

Heureusement, il existe un petit nombre de techniques et d’outils pour récupérer ces ebooks gratuitement sous format PDF, afin d’en évaluer la pertinence à tête reposée, et sans dépenser ses maigres deniers.

telecharger ebook gratuitement

 

Google books downloader

La première solution envisageable est d’utiliser l’outil « google books downloader« . Une fois installé, il suffira de lancer le programme et de coller dans la barre de recherche, l’URL via google livres de l’ouvrage qui vous intéresse. On appuie ensuite sur « check » et les pages du livre seront scannées et mémorisées. Il ne restera plus qu’à cliquer sur « Download/Save entire book” pour sauver l’ouvrage en PDF.

Le petit bémol de l’outil, le watermark omniprésent sur les pages téléchargées si l’on reste sur la version démo de l’outil. Mais un passage de l’ensemble dans un logiciel de reconnaissance d’écriture comme Abby finereader permet parfois de s’en débarrasser manuellement.

Script Greasemonkey

Une autre méthode pour récupérer un eBook sur Google livres est de travailler avec un script installable sous l’add-on Greasemonkey de Firefox.

Voici la procédure :

  1. Commencez par installer Greasemonkey sur votre Firefox.
  2. Rebootez et installez ensuite Google book downloader userscript.
  3. Continuez par installer Flashgot sur vitre Firefox.
  4. Rebootez et rendez vous sur books.google.com.
  5. Cherchez un ouvrage  sur l’outil
  6. Vous remarquerez alors à droite une nouveauté : une petite disquette qui vous permettra d’accéder à l’image PNG de la page de l’ouvrage que vous avez affichée.

script grease monkey

Vous pourrez ainsi sélectionnez les pages qui vous intéressent et sauvegarder les images en cliquant sur la disquette.

On pourra même allez plus loin et passer ces images enregistré dans un logiciel de reconnaissance d’écriture comme Abby finereader pour en extraire le texte.

Note: cette technique est également possible à réaliser sans scripte sous Internet Explorer (IE). Pour cela, il vous faut:

  1. lancer votre PC en administrateur,
  2. lancer IE et visiter la page sur books.google.com de l’ouvrage qui vous intéresse,
  3. Dans l’explorateur, vous rendre dans C:\Documents and Settings\%admin_name%\Local Settings\Temporary Internet Files\ (attention, il est parfois nécessaire de rendre visible les fichiers cachés, dans options dossiers).
  4. Effacer le contenu de ce dossier,
  5. Actualiser (rafraichir, F5) la page de l’ouvrage qui vous intéresse,
  6. Vous verrez alors apparaitre de nouveaux fichiers dans le dossier « Temporary Internet Files ». Des images PNG pour être exactes… Ce sont tout simplement les images de l’ouvrage que vous souhaitez consulter.
  7. Même procédure: sauvegardez ces images, renommez-les pour faciliter leur lecture, ou passez les dans Abby Finereader pour récupérer le texte et le réorganiser en un seul fichier.

Clickbook

Cet outil, ClickBook, permet lui aussi de récupérer et d’imprimer des eBooks sur Google, mais par contre sa version est payante. 50 $ environ, soit 30 €. Par contre, il a le mérite de marcher efficacement… pour le moment.

30 moteurs de recherche verticaux

30 moteurs de recherche verticaux

Près de 80% de toute recherche sur internet commence par l’utilisation d’un moteur de recherche. Hormis les moteurs de recherche généraliste, très complet, comme Bing et Google, ils existent également un certains nombres de moteurs de recherche verticaux, plus spécialisés pour un type de recherche et de produits (même si Google commencent sérieusement à couvrir de plus de ces segments complémentaires).

moteur de recherches verticaux

Parfois appelés moteurs de recherches verticaux, ils jouent un rôle important dans la façon dont les clients interagissent avec les produits et l’information, et sont également d’excellents outils à avoir dans sa manche pour trouver de l’information plus spécialisée.

Voici 30 exemples de ces moteurs de recherches verticaux qui constituent autant d’alternatives à une recherche sur Google:

Achat de billets d’avions/voyages

1. SkyScanner.net – Skyscanner est un moteur de recherche très performant pour qui veux trouver un billet d’avion à prix attractif, le tout sur un large choix de compagnies aériennes.
2. Momondo.com – Assez comparable à Skyscanner. Le plus résidant dans le « current search » assez pratique.
3. Govoyages – Moteur de recherche français, mais avec pas mal d’offres de compagnies aériennes, et de nombreux packages voyages

Recherches de blog

4. IceRocket.com – Permet de chercher du contenu depuis une large base de données de blogs, mais également sur des réseaux sociaux comme Twitter ou Facebook.
5. BlogPulse.com – Moteur de recherche spécialisé dans les blogs avec une base de données de plus de 170 millions de blogs à travers le monde.
6. Wikio.com – Wikio et son top blogs. un classique mais encore utile pour de nouvelles sources d’inspirations parmi les tops.

Recherche d’images

7. TinEye.com – Le moteur de recherche d’images inversée par excellence. Idéal pour trouver d’où vient une image, ou qui utilise les vôtres sans autorisation.
8. PicSearch.com – Trouver ce que vous voulez parmi plus de 3 milliards de photos indexées.

Recherche de personnes

9. Pipl.com – J’avais déjà écrit un article sur ce sujet, mais pipl.com reste une solution intéressante et relativement propre pour trouver de l’information sur une personne. Simple à utiliser.
10. 123people.com – Intéressant également pour trouver de l’information, relativement propre, mais ce sont essentiellement de l’agrégation de données provenant d’autres sites.

Forums

11. BoardReader.com – Idéal pour trouver un forum traitant d’une thématique

Musique

12. MixTurtle.com – Moteur de recherche simple, avec recherche par artiste et par chanson.
13. SongBoxx.com – Base de données musicales de plus de 7,000,000 de morceaux.
14. Music-Map.com – Pratique pour trouver des artistes similaires à son groupe/musicien préféré, via une arborescence graphique très sympa.
15. AudioGalaxy.com – Application « cloud » pour conserver sa playlist facilement.

Audio et vidéo

16. PodScope.com – L’annuaire et le moteur pour trouver des podcasts le plus complet
17. Blinkx.com – Moteur de recherche parmi plus de 35 millions d’heures de vidéo. Pratique pour compléter Youtube.

Documents et données

18. SlideFinder.com -Pratique pour trouver les bases d’une présentation type Powerpoint.
19. FileDigg.com – Recherche de fichiers spécialisés type .pdf ou .ppt

Noms de domaines

20. Panabee.com – Moteur de recherche pour trouver des noms de domaines disponibles et pour trouver des idées.
21. NameNinja.com – un outil de « brainstorming » pour trouver un nom de domaine disponible.

Icones

22. Iconfinder.com – Une base de données très complète avec plein de thématiques différentes, pour trouver des icones en .png et en .ico
23. Iconseeker.com – Le classique des moteurs de recherches spécialisés en icones.
24. IconArchive.com – Le moteur de recherche le plus simple à utiliser si on est à court d’inspiration avec plein de sous-thématiques.

Moteur de recherche crypté

25. DuckDuckGo.com – Un moteur de recherche assez classique mais qui a le mérite de cacher votre adresse IP, et vous évite d’être suivi

Site similaires

26. SimilarSites.com – Un « must » si on est à la recherche de sites ou d’articles similaires sur une thématique.

Divers

27. Blekko.com – Très apprécié des référenceurs pour ses outils et son approche SEO, Blekko est intéressant pour trouver des données grâce à son système de « tags » enrichis manuellement par les utilisateurs.
28. KeoTag.com – Métamoteurs cherchant sur plusieurs moteurs en même temps pour trouver le contenu le plus récent concernant une requête donnée.
29. Scour.com – Moteur de recherche sur les réseaux sociaux (twitter, foursquare, facebook, parmi le contenu public).
30. Greplin.com – Un autre moteur de recherche sur les réseaux sociaux mais avec une application « desktop » (bureau).

Google correlate : le Datamining avec Google

Google correlate : le Datamining avec Google

Dans la même lignée d’un article précédent sur les efforts des services de renseignements pour exploiter les données publiques (open datas) pour en extraire des tendances statistiques, Google avait lancé discrètement en mai dernier (2011), un nouvel outil, Google Correlate, s’apparentant à du datamining, dans une version plus poussée que celle de Google trends, sur un plus grand nombre d’activités.

Google Correlate est d’ors et déjà disponible dans le Labs de Google, ce qui implique de posséder pour le moment une adresse gmail valide.

google correlate data mining

Google correlate : un véritable outil de datamining

C’est une étape supplémentaire qui est franchit avec cet outil dans l’exploitation des données « open ». En effet, Google correlate permet de prédire l’évolution de certains secteurs d’activités au travers d’une thématique, à partir de l’agrégation de données en provenance de Google, chose que ne pouvait pas faire des outils comme  Google Trends et Google Insights for Search qui ne sortaient que les tendances associées à une requête de recherche.

Google correlate permet ainsi de rentrer dans une thématique précise, et de voir ensuite les types de requêtes de recherches associés (sémantiquement et par recherche). On peut également facilement comparer deux types de données et de thématiques, et voir s’il existe une corrélation en terme de recherches. On peut même envoyer des fichiers comportant ses échantillons de données et obtenir des résultats très précis, tant dans la saisonnalité des recherches que dans les associations de champs de requêtes. Autre possibilité offerte par l’outil, la possibilité de dessiner soi-même ces courbes de trafic pour déterminer les requêtes les plus proches en terme d’évolution du nombre de recherches (attention, la précision est relative 🙂 ).

Le but de Correlate est de, à partir des données d’une thématique, mettre en avant des corrélations mathématiques permettant de coupler certaines activités de recherche dans le temps. Bref, c’est du datamining

Loin d’être anecdotique, ces données sont déjà utilisées par certaines grandes institutions, comme par exemple la Banque d’Angleterre qui utilise déjà les données de Google pour effectuer certaines corrélations de données entre les données web de recherche et d’autres statistiques à disposition dans le cadre de sa surveillance de l’économie britannique,  comme par exemple sur le prix de l’immobilier, sur la perception de l’inflation, sur la demande en produits manufacturés ou sur la perception du prix de l’essence.

Fonctionnement de l’outil

Par requête

C’est la première méthode d’utilisation la plus évidente. L’outil vous propose de chercher une requête par zone  (US states pour le moment) ou par période de temps (shift). Coupe du monde de rugby oblige, j’essaye avec le terme « rugby ». L’outil me donne la liste de corrélations suivantes :

google correlate dataminingCela semble logique… En cliquant sur chaque corrélation, on verra apparait le graphe de corrélation entre les deux termes (avec courbes ou nuages de points):

correlate data miningEn cliquant sur le graphe, on pourra également affiner l’analyse des corrélations en sélectionnant une zone de temps plus précise.

Il faut bien garder à l’esprit que les chiffres indiquées et les mesures sont en nombre absolu et non en volume de recherches. Ainsi, un des termes peut avoir un volume de recherche trois fois plus important que l’autre terme en corrélation.

Par matrice de recherche

Pour cela, il faudra « uploader » des données de recherche (évolution de la température moyenne à Paris par exemple), et voir si Google trouvera des corrélations en rapport. Mais, comme pour le moment seules les données US sont disponibles, je n’ai pas pu faire de tests concrets.

Les limites de Google Correlate

Evidemment, Google Correlate possède ses limites en terme de datamining. Elles peuvent même etre résumé par cette phrase :

corrélation ne vaut pas dire causalité

En effet, le fait que deux termes possèdent une corrélation ne veut pas dire forcément qu’il y a forcément un lien de causalité. C’est la limite scientifique de l’outil qui ne permet d’obtenir ce niveau de vérification.

Deuxièmement, le datamining est en lui-même une mauvaise extrapolation de statistiques, et va à l’encontre du modèle scientifique en ne testant qu’un modèle, et en faisant abstraction de la mise en place d’hypothèses de travail. Or logiquement, toute expérimentation scientifique en économétrie implique de suivre de schéma suivant, fastidieux certes, mais simple et très complet : déterminer une hypothèse, la tester, la valider ou non.

C’est le même problème avec le datamining de Google correlate, avec un risque important de voir apparaitre des centaines de requêtes à fort taux de corrélation, alors que dans le tas, seules quelques unes de ces requêtes sont effectivement en corrélation avec la thématique de recherche. Ceci du fait de la masse de données initiales, et parce que l’on ne réalise pas de validation d’hypothèses. Il faut donc faire attention.

Enfin, Google correlate est encore très axé sur les données en langue anglaise (Google Labs oblige, c’est encore un outil en phase de test, avec sans doute les données d’un nombre de serveurs limités à la zone anglophone). Les résultats francophones sont encore un peu limités.

Pour compléter ce datamining, un outil pour les mots clés : Advanced web ranking

Enfin, pour compléter ces données de datamining sur les types de recherches associées, on pourra utiliser un outil appelé Advanced web ranking, édité par la société Caphyon, et qui a le mérite d’être très complet.  il est parfait pour aider les référenceurs et les personnes désireuses de chercher des mots-clés pertinents sur une thématique précise.

outil tracking mots clésCet outil permet en effet de recouper les données de plusieurs autres outils tels que :

  • Google AdWords,
  • Google Suggest,
  • Google Webmaster Tools,
  • Wordtracker,
  • Yahoo Related Keyword Search,
  • SEMRush Keywords.

Bref, l’essentiel des sources pour trouver de l’information pertinente sur des mots-clés.

Conclusion : un outil tout de même très intéressant

Google correlate est à n’en pas douter un outil précieux malgré ses limites. Il faut juste l’utiliser avec prudence, en n’hésitant pas là encore, à recouper et à tester les résultats obtenus avec d’autres données extérieurs.

Néanmoins, les résultats obtenus en essayant deux trois axes de recherches sont vraiment très intéressants.

Sources:

-tutoriel d’utilisation de Google Correlate

Livre blanc Google Correlate

FAQ de Google Correlate