Projet Habakkuk : le projet fou d’un porte-avion de glace.

Projet Habakkuk : le projet fou d’un porte-avion de glace.

Projet Habakkuk… Derrière ce nom se cache sans doute l’un des projets les plus grandioses et les plus fous qui ont été imaginés durant la seconde guerre mondiale.   Le nom du projet, tirant son origine du prophète biblique Habacuc pour son ambition, avait pour objectif de s’appuyer sur le modèle de l’iceberg pour construire une sorte de super porte-avion géant, fait de glace et évoluant au milieu de l’océan Atlantique. Un projet dantesque qui fût finalement abandonnée en 1943, au profit de solutions plus rentables et surtout plus rapide à construire.

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Portes-avions d’eau douce – USS Wolverine

Portes-avions d’eau douce – USS Wolverine

On associe toujours le porte-avions avec un environnement marin relativement vaste : un océan pour le moins. Roi des mers, il a pourtant existé des porte-avions qui ont été prince de grands lacs…

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FLIP – la bateau de recherche vertical

FLIP – la bateau de recherche vertical

Il n’y a pas longtemps, en me baladant parmi mes flux RSS, je suis trouvé sur une vidéo très étrange montrant un mât planté à la verticale planté en plein milieu de l’océan. En regardant plus attentivement, je me suis rendu compte que ce n’était pas seulement un mât, mais un bateau, le FLIP.
En voici une photo. Étonnant, non ?

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Est-ce que la bataille pour le paiement mobile a commencé ?

Est-ce que la bataille pour le paiement mobile a commencé ?

On pensait voir apparaître ces fonctionnalités dans les dernières versions des Samsung Galaxy et Iphone d’Apple, et pourtant il ne faut pas se leurrer la prochaine guerre du paiement mobile a bel et bien commencé. Pour preuve, les annonces de plus en plus nombreuses que l’on retrouve dans l’actualité ces derniers mois, que ce soit sur l’équipement des prochains smartphones en terme de capacités de paiement mobile (NFC notamment, « Near Field Contact ») ou les partenariats des institutions bancaires avec les principaux fabricants de téléphones.

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Histoire de l’arbalète, terreur des chevaliers

Histoire de l’arbalète, terreur des chevaliers

De tous temps, l’arbalète a été associé à une arme parfaite contre les chevaliers en raison de sa portée, de sa grande précision et de sa force d’impact, seule arme capable à l’époque de transpercer l’armure des chevaliers.

arbalete de siège

Origine de l’arbalète : l’antiquité

Malgré ce que l’on pourrait croire, l’arbalète est très ancienne et fut inventés dans l’antiquité, peut-être en Grèce (sous le nom de « gastraphétès ») ou au Proche-Orient. Notons qu’au départ, elle ne fut pas destiné à la guerre mais plutôt à la chasse de par sa grande précision et sa puissance permettant aux carreaux de voler plus droit à travers les feuillages sans être déviées, contrairement aux flèches.

Son introduction dans les unités militaires à grande échelle se fit essentiellement en Europe à partir du Xème siècle, même si l’on sait que des unités complètes d’arbalétriers furent introduits dans les armées romaines ou carthaginoises.

De façon simplifié, une arbalète se compose d’un arc monté horizontalement sur un affût, l’arbrier, et permettant de tirer des carreaux, plus courts mais plus épais que des flèches, donc volant plus droit, et pouvant être munis à leur extrémité d’une grande variété de pointes ou d’embouts, selon le type de cible visée.

Munis de plusieurs mécanismes pour bander l’arc, et de plusieurs évolutions pour accélérer le rechargement au cours des siècles pour faciliter son utilisation, l’arbalète se composait des mouvements suivants:

  • bander l’arc (via un étrier, cric, pied de biche, tour de manivelle…),
  • de le maintenir bandé (la noix)
  • de libérer la corde (la détente) pour lancer le projectile (le carreau ou le vireton).

Un bon tireur pouvait tirer atteindre une cadence de tir de 3 carreaux par minute, à une distance de 300 mètres.

Evolution au cours des âges

Évidemment, l’arme a évoluée avec le temps pour en faciliter son utilisation, notamment militaire. De fait, il a existé de nombreux types d’arbalètes, divergeant notamment sur le mode de tension de la corde de l’arc. Existait ainsi des arbalètes :

  • à levier d’armement (13ème siècle) pour tendre la corde,
  • à étrier (11ème siècle), pour prendre appui sur le pied et tendre la corde,
  • à crémaillère,
  • à cric à guindeau.
  • à répétition : une arbalète mis au point par les Chinois et munie d’un chargeur vertical d’environ dix coups, mais dont la puissance était bien moindre.
  • géante : engin de siège utilisé dans l’antiquité pour tirer des carreaux enflammés contre les murailles et les troupes ennemies.

Types de carreaux et d’embouts utilisés

Le carreau d’arbalète présentait ainsi l’avantage d’être spécialisé selon les besoins, contrairement à la flèche et à l’arc. On distinguait les embouts suivants:

  • Le trait ordinaire est une flèche courte (30 cm environ) mais plus épaisse et solide appelée au Moyen âge carrel ou carreau, à cause de la forme carrée de son fer.
  • La dondaine est un type de projectile militaire, disposant d’une forme renflée au niveau de son fût,  et destinée à l’alourdir et donc à augmenter sa force de pénétration.
  • Le madras a la particularité de ne pas avoir de pointe, il est utilisé pour la chasse.
  • Le tranchoir, a pointe plate et large, était destiné là encore à la guerre notamment pour la neutralisation des chevaux adverses et des cordages.
  • Le vireton était un autre type de trait d’arbalète militaire, avec un empennage hélicoïdale lui donnant une rotation pendant son vol, qui augmentait la force de pénétration.

carreaux arbalète

Fabrication d’une arbalète

La fabrication de l’arbalète était, à la fois, plus simple et plus complexe que celle d’un arc. Plus simple, car les savoir-faire nécessaires à sa fabrication étaient transmis via des guildes d’artisans de très haute qualification (notamment sur les variétés de bois à utiliser, de plumes ou des cuirs pour les empennages et de matériaux élastiques à sélectionner).

Mais également plus complexe, car l’arbalète, elle, ne pouvait être fabriquée que dans des ateliers maîtrisant des outils mécaniques préindustriels (forge, découpe, soudure), ce que l’on ne trouvait que dans les villes les plus importantes et les plus riches. Les guildes et les corporation des fabricants arbalétriers étaient de ce fait puissantes et respectées.

Autre avantage des arbalètes, les carreaux pouvaient être fabriqués grâce à des processus standardisés permettant un haut rythme de production, ce qui n’était pas le cas des flèches.

Une arme qui dérangeait

L’arbalète présentait de très nets avantages par rapport a l’arc traditionnel :

  • le ressort tendu permettant d’atteindre une distance de 300 mètres en tir tendu, chose que ne pouvait faire un arc, même composite,
  • le fait d’avoir la corde retenue par le crochet de détente permettait au tireur de mieux se concentrer sur son tir,
  • de même, il est beaucoup plus simple de maitriser une arbalète qu’un arc. Il suffisait d’une semaine pour devenir un tireur d’une honnête qualité sur arbalète, alors que l’arc long anglais nécessitait cinq ans d’entrainement quotidien pour pouvoir tirer efficacement.
  • enfin le carreau d’arbalète conservait une vélocité de pénétration d’une armure jusqu’à 90 mètres.

C’est surtout cette facilité d’utilisation et cette puissance, capable de percer une armure, et permettant à une personne de basse extraction d’abattre un chevalier et un noble (représentant l’autorité et dont le métier des armes avait nécessité des années de formation), qui conduisit l’Eglise à tenter d’en interdire l’usage, notamment lors du concile de Latran en 1139 (mais autorisé pour les Croisades). Mais dans la réalité, cette interdiction ne fut quasiment jamais respecté…

Cependant, l’arbalète n’était pas exempte de défaut, bien au contraire. Sa principal faiblesse reposait sur sa faible cadence de tir par rapport à l’arc (3 carreaux par minute maximum pour l’arbalète contre 10 pour un archer). Ainsi, en cas de charge de l’ennemi et vu la portée de l’arme, l’arbalétrier n’avait le droit en pratique à un ou deux tirs maximum avant de devoir se replier.De même son poids et son encombrement rendait l’arbalète moins pratique que l’arc, et la force équipée beaucoup moins mobile.

Par contre, c’était une arme parfaite en temps de siège ou pour les combats navals, ce qui explique pourquoi les meilleurs arbalétriers furent ceux des cités-états marchandes italiennes (Gênes, Venise…), dont le siège et la bataille navale étaient les modes de combats privilégiés.

Remplacé par l’arquebuse

L’arbalète vue son rôle décliné avec apparition de la poudre noire sur le champ de bataille, et notamment de l’arquebuse, au XVIème siècle.

Elle ne disparu pas pour autant et revint à son usage original, la chasse, en étant utilisée par les femmes de l’aristocratie européenne jusqu’au 18ème siècle.

Son usage militaire réapparut dans les années 60 quand les progrès mécaniques et les matériaux composites permirent de renforcer la portée et la puissance de l’arbalète tout en facilitant son rechargement. Les nouvelles arbalètes modernes sont donc toujours utilisés par les chasseurs pour leur côté silencieux, mais également par les forces spéciales de nombreux pays, toujours pour des raisons…. de silence (élimination des sentinelles et conservation de l’effet de surprise)

Le plus gros canon de tous les temps : Schwerer Gustav

Le plus gros canon de tous les temps : Schwerer Gustav

En termes absolus, et sans tenir compte des « super-canons » irakien du projet Babylone (Gerald bull) qui tenait plus du pipe-line, le titre de plus gros canon de tous les temps revient aux Allemands, et plus précisément à leurs constructeurs (car ce ont deux frêres jumeau !), la société Krupp, avec le Schwerer Gustav [ci-dessus], soit « le gros Gustaf » en hommage (sic!) au dirigeant de l’entreprise,  et à son frère Dora, soit le prénom de la fille du dirigeant. Deux canons de 800mm élaboré en 1934 et construit en 1941.

schwerer_gustav

La génèse de ce projet titanesque de canon géant : la destruction de la ligne Maginot

La volonté de construire de tels monstres répondait à la nécessité pour les Allemands à disposer d’une artillerie capable de mettre à bas les fortifications de la ligne Maginot française et des lignes belges fortifiées du Sudetenland et de Liège, en se basant sur les précédentes expérimentations menées pendant la Première guerre mondiale avec de l’artillerie lourde (Grosse Bertha notamment).

Les fortifications et les ouvrages de la ligne Maginot étaient en effet prévu pour résister à des impacts directs d’obus de très lourd calibre (protection de 7 mètres de béton renforcé couplé à un blindage acier d’un mètre d’épaisseur). Les Allemands ont donc cherché à passer outre ces nouvelles contraintes à l’aide de nouvelles armes, tels des obus lourds au Tungstène ou via le développement d’une artillerie encore plus lourde. C’est donc dans cette voie que fut développé le « Schwerer Gustav ».

L’ingénieur en chef de la société Krupp AG, Dr. Erich Müller calcula que la tâche de destruction de ces fortifications exigerait une arme d’un calibre d’environ 80 cm, tirant un projectile pesant au minimum 7 tonnes au travers d’un canon de 30 mètres de longueur. On imagine alors la taille du projet et du chantier.

Un chantier tel d’ailleurs, malgré un début des travaux en 1934 (fin des travaux théoriques et de recherche en 1936, commande ferme en 1937, livraison d’un canon d’essai en 1939 pour validation au polygone de tir d’Hillersleben), qu’ils ne furent pas fini à temps pour l’offensive sur la France en Mai 1940, suite à de nombreux problèmes techniques sur la forge des pièces du tube.

Caractéristiques techniques

plan coupe canon DoraVoici un plan de coupe du projet de canon « Dora ».  Noté au passage, la taille de la silhouette humaine !!!

Vertigineux… voici le mot qui vient à l’esprit quand on observe les caractéristiques de ces deux canons géants, dont voici le résumé:

ConstructeurKrupp
Nom officiel80 cm Kanone (E) Shwerer Gustav
Poids1350 T
(masse d'un destroyer)
Dimensions47,3 x 7,1 x 11,6 m
Assise deux voies de chemin de fer parallèles
Equipage500 hommes (servant)
250 hommes (assemblage)
2500 hommes pour gestion acheminement (remblais et pistes)
2 bataillons de Flak pour défense antiaérienne.
Longueur canon32,5 m
Calibre800 mm
Elévation/azimut48°/65°
Cadence de tir2 tirs/heure
14 tirs/jour
Vitesse initiale en sortie de bouche820 m/s
Portée37 km (munition antiblindage)
45 km (munition explosive)
Dimensions/masse obus 0,8 x 3,75 m
4.8/7.1 T
PénétrationAcier : 1 m
Béton Armé : 7 m
Béton : 10 m
Terre : 30 m
Mode de déplacementrail
Temps d'acheminement/préparation terrain3-6 semaines
Temps d'assemblage3 jours

La taille et le poids (notamment en terme de pression massique) de ce monstre était tel que les ingénieurs de Krupp ont été obligé de choisir la possibilité d’un transport et d’un support ferroviaire,  en asseyant l’arme sur 4 bogies ferroviaires (10 essieux chacun), circulant sur 2 voies de chemin de fer parallèles avec un espacement axial de 4m. Ce qui évidemment a légèrement complexifié les possibilités de mobilité du Schwerer Gustav !!!

D’autant que la taille du canon empêchait d’envisager l’utilisation d’un berceau tournant. Il fallait donc monté le canon sur place (soit un ensemble de pièces réparties dans 5 trains de 25 wagons, accompagnés des voitures annexes, ateliers, munitions et de deux grues conçus spécialement pour monter le canon sur son affût), près de la zone d’opérations, mais également construire un réseau de rails de chemins de fer, servant de voies de support, en arc de cercle, pour permettre l’orientation du canon. Avec le terrassement que cela implique, on comprend mieux les 3 à 6 semaines de préparation de terrain que nécessitait ce canon gigantesque.

montage chemin de fer canon Dora Schwerer-Gustav

Pour encore mieux se convaincre de l’incroyable taille de ce canon « Schwerer Gustav », il suffit d’observer la taille des obus destiné à être lancé depuis celui-ci avec un char T-34 Russe, de taille déjà conséquente.
D’un point de vue pratique, deux types de munitions ont été développés pour ce canon, l’un explosif de 4.8 t avec une charge utile de 700kg d’explosifs pour une portée maximale de 48 km, et des obus perforants de 7.1 t, pour une charge utile de 200kg d’explosifs et une portée maximale de 37 km (cf pénétration). La propulsion des obus était assuré par des gargousse de poudre de 10584 livres

obus gustav comparé char t-34

Ce canon de taille pharaonique et au prix exorbitant  (7 million de Reichsmarksoit le prix de 40 chars Panther environ) peut être également vu dans cette vidéo de propagande de l’Ufa :

Utilisation en condition réelle : le siège de Sébastopol

La France et la Belgique ayant été vaincu avant la livraison de canon à la Wehrmacht en 1941, et l’opération contre Gibraltar (opération Félix) ayant été reporté sine die après le refus de Franco, ce canon géant ne fut utiliser en condition qu’à une seule occasion, après le lancement de l’opération Barbarossa et l’invasion de l’URSS, lors du siège de la forteresse de Sébastopol.

Organisé sous l’unité (ferroviaire) lourde 672 d’artillerie (effectif : 1420 hommes), le canon Schwerer Gustav a été acheminé sur place en pièces détachées (25 parties), puis monté sur un délai de 6 semaines, en comptant les aménagements nécessaires en plus du montage proprement dit de l’arme (talus, voies ferrées…).

Les opérations de bombardement ont débuté le 5 juin 1942. durant lesquelles le Gustav a tiré 48 projectiles jusqu’en juillet 1942, selon le calendrier suivant :

  • 5 Juin
    • Tir contre des canons côtiers à une distance de 25.000 m. Huit obus.
    • Tir contre le fort de Staline . Six obus.
  • 6 Juin
    • Fort Molotov . Sept obus.
    • Tir contre la « Falaise blanche », un magasin de munitions sous-marin situé dans la baie de Severnaya. Situé à 30 mètres sous la mer, avec au moins 10 mètres de protection en béton, ce site était invulnérable aux armes conventionnelles. Les neuf obus tirés ont traversé près de 30 mètres d’eau pour finalement atteindre et détruire le magasin de munitions, suite à une explosion gigantesque qui entraina même la perte de navires en surface.
  • 7 Juin
    • Tir en appui d’une attaque d’infanterie sur Sudwestspitze, une fortification périphériques. Sept obus.
  • 11 Juin
    • Fort Sibérie . Cinq obus.
  • 17 Juin
    • Fort Maxime Gorki et sa batterie côtière. Cinq obus.

La fin des deux canons jumeaux

Après les opérations contre Sébastopol, le canon fut démonté pour un usage ultérieur après la remise en état du canon par Krupp. Il fut probablement envisagé d’utiliser le canon contre Varsovie, et il fut également monté près de Leningrad en prévision d’une attaque en 1943 qui fut finalement annulé. Dora quand à lui devait être utilisé contre Stalingrad mais fut démonté en urgence, lorsque le canon fut menacé d’encerclement.

Si le Gustav a été capturé par les troupes américaines avant d’être neutralisé, son frêre Dora dut détruit en 1945 par les troupes Allemandes pour éviter qu’il ne tombe entre les mains de l’Armée Rouge.

Source : wikipedia, canons free