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Côté ressource humaines, c’est effectivement une question que l’on peut se poser, notamment dans le domaine de la communication.
L’arrivée d’Internet a en effet profondément bouleversé les metiers de la communication. Notamment, de par l’apparition de nouveaux métiers et de nouvelles activités au sein des département « communication des entreprises ».

La communication est désormais clairement une « communication digitale« , ce qui a modifié la relation entre le consommateur et la marque, entre l’emetteur et le recepteur.

Avec des évolutions toujours plus rapides et des besoins du consommateur toujours plus fluctuants et changeants , les futurs professionnels de la communication devront surtout faire preuve d’adaptabilité au changement. Le rapport au temps s’accélérant, ce qui prévaut aujourd’hui sera peut-être obsolète demain.

Point positif, les professionnels d’aujourd’hui et de demain, purs produits des génération Y, sont nativement à l’aise avec les nouvelles technologies.

communication RH

Changements dans les metiers de la communication

De nouvelles fonctions

Le premier constat que l’on peut faire est que les départements de communication dans les entreprises ont du adapter leur message et leurs valeurs à l’omniprésence d’Internet dans les médias en valeur aujourd’hui. Si le but de la communication reste le même, transmettre un message au consommateur, les outils et les fonctions ont du évoluer pour transmettre ce même message.

Un monde digital et multicanal

Ce qui est certain c’est que les département « communication » qui  n’ont pas intégré suffisamment rapidement les mutations imposées par la révolution de l’internet, du mobile et plus largement des NTIC, ont, ou vont rapidement disparaître.

Aujourd’hui, toute opérations de communication est forcément « digitale », où l’on cher cherchera à multiplier les points de contact entre la marque et le consommateur, dans les medias et hors media.

Nous sommes passes a une communication multi-canal, traditionnels (tv, radio, affichage…) et innovant (réseaux sociaux, référencement payant, affichage mobile…), médias et hors médias, très polyvalente, où la pierre angulaire reste la marque à faire progresser.

Aller plus vite, être réactif, anticiper les ruptures

De même, la communication a du apprendre à agir plus vite et de façon plus proactive pour faire face aux mutations et aux changements beaucoup plus brusques que par le passé. Tout en n’oubliant pas que ce qui est valable aujourd’hui, ne le sera pas demain.

On est passé d’une planification des opérations de communication à un glissement vers des opérations en « temps réel », notamment en cas de crise ou d’erreur stratégique. Pour limiter les dégâts dûs à une erreur lors d’une communication (comme par exemple un changement de logo), les marques et les communiquants doivent agir très rapidement pour désamorcer rapidement la crise sous peine de voir son image fondre comme neige au soleil et le « bad buzz » se répandre sur le Net comme une traînée de poudre.

S’adapter à un changement de paradigme avec un consommateur en prise direct avec la marque et la communication

Autre changement majeur pour la communication, un changement de paradigme complet, où l’on est passé d’un message descendant à un message ascendant et horizontal entre le département communication et le client/consommateur.

Avec internet et les réseaux digitales, il y a eu un changement complet, une inversion même, des relations entre le consommateur et la marque.

Le consommateur peut désormais agir en prise directe avec la marque, suivant le principe de la conversation active. Ce qui impose donc, évidemment des processus d’action et des stratégies nouvelles pour les marques, avec la mise en place d’un dialogue mais également de démarches de co-création. Désormais, le consommateur est un conso-acteur qui, s’il veut être fidéliser à une marque, doit pouvoir interagir et construire avec elle les valeurs de celle-ci.

 

Promouvoir une marque n’est donc pas plus compliqué que par le passé, c’est toujours une question de moyens, mais désormais entretenir la relation avec le consommateur, lui montrer que vous lui apportez quelque chose, le fidéliser à la marque, implique une souplesse et une créativité chaque jour renouvelées, car le consommateur est de plus en plus volatile et fluctuant, étant soumis à des sollicitations et des « stimuli » toujours plus nombreux. En gros, le consommateur a pris le pouvoir sur la marque.

Un marché toujours plus actif

Le marché de la communication reste également très actif, du fait des nouvelles attentes des marques en terme de communication, notamment sur le Net. De nombreuses agences se créent ainsi tous les jours pour occuper une nouvelle micro-niche, correspondant à une nouvelle attente embryonnaire de la communication. Comme par exemple pour le marketing mobile.

De nouveau métiers au sein des services communication

Parallèlement, à l’apparition de nouvelles fonctions, de nouveaux métiers sont apparus au sein des services « communication » des entreprises. On citera pèle-mèle, l’arrivée des :

  • community manager,
  • gestionnaire de marques (numérique ou non),
  • responsable partenariat et affiliation,
  • responsable e-CRM (relation client sur les canaux numériques),
  • digital PR,
  • social media manager,

De nouveaux métiers pour répondre aux besoins de spécialisation qu’imposent aujourd’hui les nouveaux besoins de la communication, où la polyvalence et l’adaptabilité sont une chose, mais la réactivité, la rapidité et l’expertise également.

De la nécessité d’être adaptable et évolutif

La principale problématique de tout jeune professionnel de la communication dans le monde d’aujourd’hui est que ce qui est valable aujourd’hui ne se le sera pas forcement demain. Il évolue donc dans un marché pleins d’incertitudes et de rupture.

Les ressources humaines recrutant un communiquant s’intéresseront donc assez peu sur l’aspect technique du profil (les logiciels maîtrisés n’étant peut être pas ceux de main et encore moins ceux d’après-demain), mais  plus sur son état d’esprit, à savoir une personne dynamique, ouverte sur le monde et la communication, en veille permanente, curieuse, et surtout humble sur ses compétences, sans certitudes établies et capable de se remettre en cause.

Fini les départements cloisonnés au sein des agences, les professionnels travaillent désormais de concert sur plusieurs thématiques, avec une compréhension complète du consommateur. Le professionnel d’aujourd’hui et de demain sera donc quelqu’un qui aura également une solide culture générale, prônant la qualité sur la quantité. Il sera ainsi inscrit dans une démarche constante de co-création, avec une capacité établie de travail en groupe et de gestion de groupe.

Idem pour les parcours professionnel. Si, auparavant, ils étaient privilégiées de passer par les « bonnes cases », désormais on s’attachera à analyser également dans le profil du candidat, l’envie, la fluidité, la prise de risque, la curiosité… bref la passion et l’envie du métier.

Crédit photo : Leah Dizon, http://desertheart.wordpress.com

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