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L’utilisation des enregistreurs de frappes (keylogger) est bien évidemment sujette à caution, dans le sens où il est évident que son utilisation peut entrainer une violation de la vie privée, juridiquement condamnable dans de nombreux pays (sauf en Corée du Nord mais çà c’est un autre sujet…).

Cependant, les acteurs du marché ont su mettre en avant un certain nombre de cas d’utilisation où l’enregistreur de frappe pourrait remplir sa fonction dans un « cadre légal » plus ou moins assujetti:

Dans le cadre de son entreprise:

Cela parait bizarre et assez incongru, mais en fait c’est logique (notamment aux USA). Si l’on part de la base, au fond, rien n’empêche un propriétaire de PC de « monitorer » son propre PC de bureau. Or dans le cadre d’une entreprise, tout les PC appartiennent à l’entreprise, et donc aux dirigeants, non ? Ainsi, rien n’empêche alors ceux-ci d’installer des keylogger et autres spywares sur le PC de leurs employés pour surveiller leurs activités de bureau. Bon, c’est une vision assez simpliste, car il faut que les employés soient au courant et que cela soit conforme aux conventions collectives, mais dans la théorie… on n’est pas loin du panopticon de Foucault.

Dans le cadre la maison :les adolescents et la babysitter…

Une autre utilisation que les professionnels du monitoring essaye de développer est l’utilisation du keylogger à la maison dans le cadre de la « surveillance parentale ». Avec le développement des affaires de moeurs liées à l’utilisation trop jeune d’internet, et de tous les sites sur la toile contraires aux lois en vigueur, les professionnels du marché ont eu l’idée de promouvoir leurs produits de « keylogging » auprès des parents (en software et en hardware) pour qu’ils puissent surveiller l’activités de leurs enfants en toute discrétion (sites visités, discussions de chat, contacts….). Cela peut paraitre un  peu extrême, mais quand on voit parfois dans les journaux la conclusion sombre de ces fréquentations, on peut les comprendre (sans tomber évidemment dans la paranoïa, hein !).

En quand ce ne sont pas les enfants, les professionnels du « keylogger » visent parfois ces mêmes parents pour leur proposer de surveiller l’activité de leurs femmes de ménage et de leurs babysitter quand ils ne sont pas là. Utilisent-ils le PC de façon frauduleuse et répréhensible, pendant leurs heures de travail? Une offre souvent couplée avec une mini-caméra (ou mini webcam) …. Ça fait froid dans le dos, mais pourtant c’est la réalité aux USA.

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