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On est un peu en dehors des sujets habituellement traités, mais au diable. Après tout, il s’agit également d’économie, et l’évolution des prêts immobiliers impacte aussi sur l’économie française. Donc, aujourd’hui on parlera des tendances qui se dessinent dans le merveilleux monde du prêt bancaire. Quelles sont les tendances qui se dessinent pour l’immobilier en cette fin d’année de 2012, et qu’est ce qui se dessine dans la continuité pour 2013 ?

Pas facile de jouer au devin dans le domaine du bancaire et de l’immobilier dans le contexte internationale de crise économique qui secoue le monde. En France, les prix de l’immobilier continuent de grimper, laissant craindre l’apparition d’une bulle immobilière spéculative.  Pour autant, il apparaît que les taux de crédit immobilier ont atteint, dans les derniers mois, des valeurs très basses, quasi historique. Ainsi, dans le cadre d’un montage de dossier de prêt (calcul prêt hypothécaire), il est désormais possible d’obtenir un taux à 3% sur 20 ans pour certains dossiers. Et cette baisse est continue depuis le début de l’année 2012.

Mais qu’en sera-t-il pour 2013 ? Impossible de le savoir, est la réponse donnée par de nombreux exprts du secteur. Seul certitude : les taux actuels ne pourront pas descendre beaucoup plus bas. Et la probabilité croissante d’une possible dégradation de la notation de la France en AA- (par Moody’s notamment), le mettant au même niveau que l’Italie, pourrait avoir un impact beaucoup plus important sur les taux d’intérêts que la précédente dégradation. Certains experts conseillent donc aux potentiels acheteurs de ne pas attendre le début de l’année prochaine pour investir.

C’est cette incertitude de la notation, et de cette baisse des taux ajoutée à cette flambée des prix de l’immobilier, qui peut expliquer la relative ambiguïté des banques françaises dans leurs actions actuelles en matière des prêts. Car, tout comme le marché de l’immobilier, les actions du secteur bancaire reste très fragmenté et laisse transparaître une certaine fébrilité sur la question des emprunts immobiliers.

Ainsi, si certaines banques ont durci leurs conditions d’accès à un emprunt immobilier (notamment en refusant les prêts d’une duré supérieure à 25 ans), d’autres réseaux bancaires ont au contraire adouci leurs critères pour faire face à la forte baisse de leurs résultats de l’année dernière. Ce sont donc deux politiques qui s’affrontent : une prudente et une autre plus offensive.  Ainsi, il apparaitrait  que certains réseaux misent sur l’achat de la première résidence en mettant en place des grilles préférentiels pour les primo-accédants tout en abaissant le revenu minimum demandé ainsi que les majorations. En agissant ainsi, ils espèrent ainsi rafler la mise face à la concurrence en misant sur le dynamisme encore lisible de l’immobilier français.

Néanmoins, derrière cette apparente vitalité, certains facteurs sous-jacents restent inquiétants. Ainsi, on constate que les prêts de l’année 2012 sont contractés par des personnes dont la moyenne d’âge augmente, avec un apport personnel en hausse. Le tout pour des volumes de transaction et d’emprunt total en baisse. Ajouter à cela une flexibilité du travail accrue accentuant une relative précarité des emprunteurs, et le cocktail obtenue pourrait s’avérer détonant.

Ne reste plus qu’à espérer que le marché immobilier ne se grippe pas en 2013 sous l’effet d’une nouvelle crise économique.

 

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