Prospective – le point sur les technologie de demain

Prospective – le point sur les technologie de demain

Et on continue dans l’innovation avec cet article qui a pour but d’ « essayer » de lister les technologies utilisés demain, dans un proche futur. Je dis bien essayer car on n’est jamais sur de rien en terme de rupture technologique, et que je me garderais bien d’avoir la vanité de proposer une liste exhaustive de nouvelles technologies.

(suite…)

Sélection conférences TED Business

Sélection conférences TED Business

Deuxième sélection des conférences TED qui m’ont le plus marqué (trois pour être précis), cette fois plus orientées « business » (management, organisation, business model…). Et c’est toujours aussi intéressant (les conférences hein, pas ma sélection 🙂 ).

(suite…)

photo by: PhOtOnQuAnTiQuE
Sélection conferences TED

Sélection conferences TED

Petite sélection des conférences TED que j’ai trouvé les plus intéressantes ces derniers temps. Il faut dire que j’en ai visionné un grand nombre dernièrement, ayant pris l’habitude de les visionner lors de mes exercices de cardio.

(suite…)

photo by: PhOtOnQuAnTiQuE
Comment le FBI traque les escrocs financiers de Wall Street

Comment le FBI traque les escrocs financiers de Wall Street

A l’heure où l’Europe dans son ensemble semble groggy et lutte contre le KO dans la crise monétaire et la dette qui menace de la terrasser, il ne faut pas oublier que de l’autre côte de l’Atlantique, la situation est loin d’être meilleur bien au contraire.

Les USA peuvent encore compter sur la forte flexibilité de leur dollar pour rester compétitif et sur le dynamisme de Wall Street, notamment sur les nouvelles technologies et ses « blue ships », mais les chiffres de son économie restent mauvais (chômage, confiance des industries, confiance des ménages, immobilier….).

Bref, les USA ont toujours la gueule de bois et paient encore les pots cassés de la crise des subprimes et de l’affaire Madoff qui lui ont fait perdre des centaines de milliards de dollars et qui ont plongé son économie, et le Monde avec, dans un chaos qui semble sans fond.

Ce qui est sûr par contre, c’est que l’Oncle Sam est loin de vouloir pardonner et s’est promis de faire passer un sale quart d’heure à qui tenterait encore de le duper dans le monde de la finance. Et pour cela, elle a mis les moyens pour atteindre son objectif : les criminels en col blanc sont désormais traqués avec les moyens logiquement réservés aux terroristes, les traficants de drogues et aux tueurs en série. Tout un programme… de profilages et de filatures, pour effectuer une réelle répression de la délinquance financière.

Plus question désormais de se faire à nouveau avoir par des perspectives de rentabilité à 15% malgré une économie mondiale morose, des placements ultra-toxiques, et des hedge funds sans fondements.

traque escroc FBI wall street

Cibler les escroqueries et utiliser de nouveaux outils

La première étape a tout d’abord été de lister l’ensemble des escroqueries menées par ces financiers peu scrupuleux. Et pour cela, il a fallu commencer par reprendre toutes les précédentes affaires qui n’ont pas été repérées à temps par la SEC (Securities and Exchange Commission), responsable de la sécurité des transactions boursières et financières aux USA (un peu équivalente à l’AMF française). On trouvera ainsi pèle-mêle faux en écritures comptables, délits d’initiés, et surtout des chaînes de Ponzi, ces circuits financier frauduleux qui ont notamment permis à Bernard Madoff de monter sa vaste escroquerie (pour faire court, il s’agit de garantir les intérêts des premiers prêteurs par les versements de nouveaux prêteurs, etc…). Ceci afin de limiter les erreurs et les fiasco du passé.

Il faut dire que le nouveau patron de la SEC est loin d’être un tendre, et a effectué un sacré ménage dans l’organisation, tant dans les pratiques quotidiennes à éliminer que dans les outils à utiliser pour traquer cette délinquance en col blanc. Sans oublier une connaissance certaine de la criminalité et de la façon de l’enrayer. M. Robert S. Khuzani, patron de la SEC depuis 2009 et l’affaire Madoff, est en effet juriste et avocat de formation, et surtout ce fut l’ancien procureur fédéral de Manhattan Sud.

Il faut dire que l’on partait quasiment de zéro tant l’image des agents de la SEC était déplorable. L’affaire Madoff ne fut que le coup de grâce. Ces agents fédéraux étaient pour ainsi dire devenu l’archétype du fonctionnaire fédéral inutile, effectuant des tâches absurdes sans les comprendre, à la limite de la stupidité, au mieux pétri de naïveté, et au pire, quasiment en connivence avec les escrocs.

Bref, une image peu reluisante que le nouveau patron de la SEC s’est efforcé d’effacer. Il a tout d’abord rappelé à ses agents que leur principal but était de coincer les escrocs financiers en faisant en sorte qu’il ne puisse cache aucun de leurs secrets. Et quoi de mieux pour empêcher les secrets que de pousser à les révéler, moyennant rétribution ? Comme partout, la dénonciation est la clé.

Pour cela, M. Khuzani a obtenu l’autorisation de créer et d’entretenir un réseau d’informateurs qui, moyennant finance, contribuent à faire remonter une masse d’infor­mations collectées dans les 35 000 entreprises américaines dont les activités pourraient être susceptibles d’être contrôlées par la SEC. C’est le début de l’entonnoir.

Ensuite, toutes ces données sont traitées et passées « au crible » par une équipe de 41 enquê­teurs de la SEC encadrés par des agents fédéraux du FBI disposant d’une profonde expérience du terrain et des enquêtes criminelle. Chaque début de piste (transactions douteuses, entre proches notamment, montants elevés, pays d’origine et et de destination de transactions considérés comme des paradis fiscaux…) est ainsi explorée, pour voir si derrière ne se cache pas un système pyramidal frauduleux ou un réseau de délits d’initiés.

Dans le même temps, les enquêteurs de la SEC ont subi une sérieuse mise à niveau de leurs compétences financières. Car si l’on prend l’affaire Madoff, les agents de l’institution auraient dû éventer la fraude en seulement quelques heures…. s’ils avaient eu les compétences nécessaires.

La SEC a également multiplié ses coopérations avec le FBI, qui dispose d’une plus forte expérience dans la lutte contre le crime et dans l’accumulation de preuves en vu d’un procès. Ainsi, des agents du FBI épaulent également la SEC quand il s’agit d’instruire un dossier, collecter les documents, et contacter les témoins les plus intéressants pour les inciter à témoigner. Idem en ce qui concerne la mise en place d’écoutes téléphoniques qui se sont multipliés dans le traitement et l’instruction des dossiers de délits d’initiés.

Les efforts les plus importants ont notamment été déployé pour faire tomber M. Raj Rajaratnam et son fonds d’investissement Galleon, qui a de fait payer pour les erreurs du passé de la SEC, même si sa culpabilité n’est plus à prouver.

Les lobbys de Wall Street en action

Cependant tout ceci, et notamment les écoutes téléphoniques, n’a pas enchanté les professionnel oeuvrant à Wall Street, notamment dans le cas de l’affaire Galleon. Même si personne ne défend M. Raj Rajaratnam dont la culpabilité de « délits d’initié » et d’escroquerie organisée est évident, les traders et les financiers se sont inquiétés du recours massif à la dénonciation et aux écoutes téléphoniques. Une hypocrisie complète pour des personnes qui soutiennent en majeur partie ces mesures quand il s’agit de lutter contre le terrorisme et le trafic de drogue.

Malheureusement, leurs plaintes, relayées par les leurs lobbyistes et leurs réseaux d’influence, ont porté leurs fruits et l’état fédéral a ainsi diminué l’année dernière le budget de fonctionnement de la SEC de 222 millions de dollars.

N’ayant plus les moyens de ses ambitions (avec limite de temps et de moyens, pour un nombre limitée d’enquêtes), la SEC s’est mis en marche pour trouver d’autres outils, moins onéreux, pour mettre à mal la délinquance financière. Toujours en collaboration avec le FBI qui lui aussi voit la délinquance financière comme faisant partie de ses attributions, car susceptible de mettre à mal la sécurité nationale des USA.

Profilage et frappe ciblée

Cependant avec le budget affaibli de la SEC, et le faible nombre d’hommes que le FBI peut détacher aux enquêtes financières (quelques centaines d’agents), il a fallu opter pour une stratégie plus précise, quasi chirurgicale, des enquêtes à mener.

Mais pour permettre cela, il faut quasiment anticiper les délits et identifier en amont les cibles d’enquêtes les plus intéressantes. Et donc se lancer dans le profilage des escrocs financiers. Pour cela, le FBI a pu profiter de l’expérience de son département spé­cialisé dans l’analyse comportementale des criminels, notamment des « serial killers », le BAU (Behavorial Analysis Unit), et qui s’est lancé dans l’analyse comportementale de Bernard Madoff, tant l’ampleur de sa fraude était énorme. Une sorte de mutant, à mi-chemin combinant la bru­talité démente des tueurs en série, dans la volonté de monter des machinations criminelles, et l’habileté des es­crocs exceptionnels.

D’autres pourraient suivre le même chemin, c’est pourquoi le FBI a monté le  BAU-2, une unité composée de huit policiers fédéraux avec pour tâche de modéliser précisément le fonctionnement psychique de cette nouvelle catégorie de criminels en col blancs. Une tâche extrêmement difficile quand on sait que le profilage psychologique d’un tueur en série nécessitent de nombreuses informations  (éléments trouvés sur la scène de crime, lieu, date, arme utilisée, nature des blessures…). Or pour la délinquance financière, il est bien plus difficile de trouver des indices exploitables pour ce profilage, hormis les rapports d’enquêtes et les entretiens avec des criminels tant habitués à mentir, qui ont bâti leurs fortunes sur un néant.Le BAU-2 n’a donc plus qu’à patiemment disséquer le comportement des criminels déjà incarcérés avant d’arriver à une caractérisation criminologique précise.

Ce qui est déjà clair, c’est que ces grands criminels financiers, ne recherchent pas simplement l’accumulation de richesses, mais cherchent au contraire un accomplissement complet de leur carrière criminelle, à la recherche de la perfection mais surtout de la domination et de la toute-puissance sur le commun des mortels. Une constante fuite en avant donc, sans aucune volonté de fuir avec le pactole, mais bien au contraire d’être vu et d’être au dessus de tous. Détournant et maniant la réalité à envie auprès de leurs clients/victimes.

Tous ces éléments psychologiques, savamment assemblés, permettront avec le temps, de dresser des attitudes et des comportements « dangereux » pour faciliter le travail de repérage des agents fédéraux en infiltration à Wall Street.

Wall Street, capitale du crime financier ?

Difficile et lent donc ! Et pourtant cette tâche de profilage est essentiel tant la gangrène semble proliférer sur la place boursière de New-York, où la transgression de la loi serait devenue la règle, et les comportements les plus aberrants dans la gestion des entreprises sembleraient dé­sormais admis.

Dehors, d’autres grands criminels financiers sont à l’oeuvre, car ils seraient naïf de penser que l’arrestation de Madoff a permis d’assainir d’un seul coup Wall Street et ses coups tordus. Et la prochaine fois, il ne faudra pas attendre que le diable ne sorte de sa boite pour agir.

En effet, l’opinion publique n’a toujours pas digéré le comportement très dis­cutable de la plupart des dirigeants des grandes banques d’affaires et des fonds d’investissement, pour qui les décisions lors de la crise n’ont fait qu’en aggraver les effets (ce qui n’est pas faux !). Une opinion publique qui se demande même pourquoi ces mêmes dirigeants n’ont pas été trainés devant les tribunaux pour y être jugés.

Ces mêmes personnes qui ont conseillé à des personnes aux revenus modestes de confier leurs économies à des personnes comme M. Madoff tout en sachant pertinemment que ses promesses en pouvaient être tenus. Il ne faut donc pas tomber dans le piège de faire de ces escrocs financiers  le mal absolu, car par là-même, on absout de leurs responsabilités ceux qui se soumet­tent un peu trop facilement à leurs maléfices.

 

Licence : FlickR par zoonabar

Sortir de l’Euro est une aberration

Sortir de l’Euro est une aberration

Un petit article pour répondre aux cassandres en tout genre qui souhaite une sortie de l’Euro pour résoudre la crise économique européenne actuelle. Pour se faire, je me base sur les arguments étayé par M. Jean Pisani-Ferry, économiste et directeur de Bruegel, centre de recherche et de débats sur les politi­ques économiques en Europe, pour affirmer qu’une sortie de l’Euro serait une complète impasse aux problèmes économiques actuelles de la France et de l’Europe.

cassandre sortie euro

En effet, présenter une sortie de l’Euro comme une solution miracle pour résoudre la situation économique actuelle est une vaste chimère. Au mieux, cela servirait de placebo sur une jambe de bois, et au pire, cela nous conduirait à une crise économique sans comparaison avec celle actuelle. Un peu comme chaque année, cette éternelle question qui revient, telle un marronnier, sur la question du changement d’heure. Il est toujours plus facile de retarder sa montre que de changer ses habitudes pour venir une heure plus tôt au travail.  En clair, pour l’Euro, c’est la même chose. On entend de plus en plus comme raisonnement que la sortie de l’Euro est une solution viable dès qu’un pays souffre d’un problème de compétitivité, au lieu de chercher les vrais causes du problème, pour l’économie de ce pays d’une part, mais également pour l’Euro.

Un euro trop fort du fait d’un dollar trop faible

Tout d’abord les problèmes de compétitivité engendré par l’Euro sont d’abord dû à sa valeur très forte, trop forte, sur le marché des changes. Cela du fait d’un dollar beaucoup trop bas, maintenu artificiellement à une faible valeur par les autorités américaines pour permettre aux USA de compenser leurs dettes abyssales par une extrême compétitivité. cela évidemment au détriment des américains. D’autant que les fondements de la crise actuelle, reliquat de celles des subprimes, sont avant tout dû à la finance américaine.

Le secrétaire américain au Trésor, Timothy Geithner, a donc beau jeu de faire la leçon aux Européens.

Sortir de l’Euro, une solution économique simpliste

La solution à tous les problèmes pour lutter contre l’inflation et le problème de compétitivité, c’est donc de sortir de l’Euro, à en entendre ses détracteurs. La facilité donc, au lieu de mettre en place dans le temps des mesures économiques pour permettre aux entreprises et aux salariés de s’astreindre laborieusement à résorber l’inflation passée des prix et des salaires. C’est certes plus long et fastidieux mais au final beaucoup moins dangereux.

La solution de facilité serait alors de rebasculer sur une monnaie nationale par pays, pour pouvoir jouer artificiellement sur le taux de change (le principe de la planche à billet), et ainsi rétablir la compétitivité. Les outils de base d’une monnaie et qui font défaut, il est vrai, à l’Euro, du fait d’un manque d’harmonisation des politiques fiscales et économiques des pays européens (sans compter des types d’économies fort différentes, entre l’économie industrielle allemande et l’économie de consommation française par exemple).

Le problème de tout cela est qu’une variation du taux de change ne conduit pas forcément à l’objectif voulu, à savoir une dévaluation interne du pays, des prix et des salaires.

Un obstacle juridique important

Le deuxième obstacle est juridique, notamment au niveau du traité européen. Celui-ci comporte en effet une clause de sortie volontaire de l’Union Européen, mais il n’existe pas de clause concernant une éventuelle sortie de l’euro. Un état de l’Union peut donc très bien décider de quitter l’Union Européenne (et perdre dans le même temps, les aides des fonds européens tels que Interreg, Urban+, ainsi que les bénéfices de la PAC, très importances dans le cas de la Grèce et du Portugal), mais il n’existe en l’état aucune procédure pour quitter l’Euro sans quitter dans le même temps l’Union Européenne.

Or si la Grèce, par exemple, quitte l’Euro et dans le même temps, l’Union Européenne, alors sa situation sera encore plus dramatique, sans pour autant rééquilibrer l’économie de l’Union Européenne, du fait d’effets « boule de neige ».

Techniquement et économiquement difficile dans une économie moderne

Le deuxième obstacle à une sortie de l’Euro est avant tout technique. S’il est facile de changer de monnaie dans un pays en phase de développement avec un secteur financier embryonnaire, c’est une tout autre affaire dans une économie moderne, avec ses ensembles de ramifications et imbrications de son secteur financier à l’international. Il a ainsi fallu des années de préparation, d’adaptation et de rodage des secteurs économiques des pays européens lors du passage à l’Euro, avec au préalable un système de double cotations des échanges (monnaies nationales-ECU) pour aligner progressivement l’ensemble des systèmes informatiques.

Economiquement désastreux

Le troisième obstacle est évidemment économique. Il est absolument inconscient d’affirmer, comme c’est le cas avec les détracteurs de l’Euro, qu’il est possible d’anticiper une dévaluation contrôlée de la nouvelle monnaie nationale.

Notamment du fait que le basculement vers une monnaie nationale serait dès le départ un aveu de faiblesse énorme, qui n’encouragerait pas les investisseurs et les créanciers internationaux à faire confiance à cette nouvelle monnaie. Et sans crédibilité, il est alors illusoire de penser pouvoir maitriser le taux de change de la nouvelle monnaie, qui risque rapidement de devenir sans valeur selon l’évolution et la volonté des marchés, avec les conséquences sur l’inflation que cela implique.

Pour s’en convaincre, il suffit de regarder le cas de l’Argentine en 2002 quand elle a rompu son taux de change fixe avec le dollar américain. En janvier 2002, le gouvernement argentin annonçait un nou­veau taux de change de 1,4 peso (au lieu de 1 peso) pour 1 dollar. En juillet 2002, il n’était plus que de 4 pesos pour 1 dollar. Soit une perte pour le peso de trois quarts de sa valeur.

Bien sûr, certains vous diront qu’une monnaie avec un taux de change si faible permettra une économie hypercompétitive. Mais c’est oublié que dans le même temps, les prix des produits et des matières importés seront multipliés par 4, avec les mêmes salaires initiaux. Le consommateur sera donc considérablement appauvri, avec une chute drastique de la consommation, et de donc de la croissance (voire récession) pour une économie de consommation comme celle de la France. Il en sera de même pour l’industrie et les entreprises qui seront incapables de se procurer équipements et produits non finis à des coûts concevables pour rester compétitif à l’export.

Financièrement catastrophique

Le quatrième obstacle est sans doute le plus sérieux. C’est l’obstacle finan­cier.

En prônant une sortie de la monnaie unique pour un basculement vers une monnaie nationale, afin de relancer l’économie, via la compétitivité, le pouvoir d’achat et la lutte contre l’inflation, on en oublie de penser à un autre facteur d’importance d’une économie nationale, à savoir les créances et dettes des ménages,  mais également des entre­prises ou de l’Etat, qui sont aujour­d’hui libellées en euros.Passés d’une monnaie à une autre risque fort d’être particulièrement épineux pour relibeller dans cette nouvelle monnaie. Non pas entre résidents, mais plutôt pour toutes les créances et des dettes internationales, entre résidents et non-résidents.

Or, si l’on suit les évaluations de Clai­re Waysand, du FMI, les créances et det­tes des pays de l’euro vis-à-vis de leurs partenaires s’élèvent en moyenne à 200 % du PIB qui s’organisent dans un ensemble particulièrement vaste et compliqué. Et que se passerait-il si cette nouvelle monnaie était dévalué ? Les entrepri­ses, les banques, les assurances, verraint alors certains postes de leur bilan demeurer en euros, tandis que d’autres subiraient une bruta­le chute de valeur. Avec à la clé, un grand nombre de faillites impossible à contrôler et à déterminer en amont.

Sans compter les éventuels paniques de particuliers qui auraient tout le temps nécessaire pour aller retirer leur argent auprès de leur banque. Là encore, faillite et réactions en chaine assurés !

Conclusion : sortir de l’Euro ne pourrait se faire en douceur et ne conduirait qu’à un chaos encore plus grand

il est inconcevable de penser qu’une sortie en douceur de l’Euro est possible. Elle n’engendrerait qu’un maelström et un chaos encore plus difficile à contrôler, par le jeu des mécanismes de précaution et les réactions en chaîne.  Elle n’engendrerait que destruction économique, ruines des finances, et serait socialement dévastatrice.